L’Hodjat-ol-islam Seyed Riaz Al Hakim, fils de l’Ayatollah Seyed Mohamad Sa’id Al Hakim, écrivain, chercheur, professeur au centre d’enseignent islamique et directeur du centre culturel «Al-Hikma» de Qom, s’est entretenu avec l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), sur les questions relatives aux activités des orientalistes, et a déclaré que les orientalistes occidentaux avaient trop insisté sur le caractère mecquois ou médinois des sourates.
« Cette insistance venait du fait que les orientalistes voulaient évoquer une influence humaine, temporelle et spatiale, dans la rédaction coranique. La distinction entre sourate mecquoise et médinoise, sert à préciser le contexte de la Révélation et les interlocuteurs, sans remettre en cause le principe intouchable de la Révélation », explique-t-il dans son livre.
Ce livre(Maradji'atoul Corani) présente aussi certaines critiques des orientalistes sur l’existence de contradictions au sein du texte coranique, auxquelles l’auteur répond par des discussions appuyées. Il traite aussi les critiques des orientalistes sur la valeur historiques des récits coraniques, qui s’appuient sur des preuves très peu fiables. L’opposition des versets coraniques aux vérités de la science moderne est un autre sujet abordé par notre chercheur qui est une idée des orientalistes issue plutôt de « théories scientifiques non prouvées que de vérités scientifiques ».
Le responsable du bureau de l’Ayatollah Hakim à Qom a ajouté que certains orientalistes ont des relations avec les groupes anti islamiques et que leurs recherches visent à soutenir l’impérialisme.
«Certains orientalistes ne se sont pas rendus compte qu’il existe une différence entre la culture islamique et la culture chrétienne et européenne, et ont eu le même parti pris agnostique dans les deux cas. Leurs études sont fondées sur des hypothèses initiales peu précises ou personnelles, ou sur une hostilité ouverte au Coran et à l’islam qui les a conduits à faire des erreurs indignes d’intellectuels. Je citerai par exemple, Ignace Goldziher qui a dans son livre sur le commentaire coranique, remet en question l’authenticité de la Révélation sans apporter aucune preuve et accuse les chiites en s’inspirant d’un livre soufi intitulé «Bayanoul Sa'ada fi maghamatoul ibada» rédigé selon lui, en 311 de l’Hégire, alors que ce livre de Sultan Ali Shah, responsable de la secte Nehmatollah, date de l’année 1311!
Bien entendu, il existe des orientalistes honnêtes qui se sont même parfois convertis à l’islam, comme cet évêque français qui a reconnu ressentir une grande spiritualité à la lecture du Coran », a-t-il précisé.
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