Paris(IQNA)- Durant les Veillées du Ramadan à l'Institut des Cultures d'Islam (Paris, 18ème) tout le mois de septembre découvrez l’exposition « Art, Islam et Europe », qui réunit François Morellet (inspiré par l'architecture islamique de l'Alhambra de Grenade), Mehdi Moutashar (sculptures monumentales) et Reza Abedini, qui s’inspire des architectures de terres séchées d’Ispahan (Iran). Sans oublier le jardin aménagé par la jeune architecte Blanche Rivière.
Installation de François Morellet : superposition de quatre trames de lignes parallèles: Reconnu notamment pour ses installations de tubes de néon, François Morellet a engagé une réflexion sur les liens entre culture islamique et art contemporain. Lors d’un voyage à Grenade en Espagne, il découvre l’Alhambra, joyau de l’architecture islamique en Europe. Il adopte dès lors un langage géométrique dépouillé et s’inspire fortement des motifs géométriques qui caractérisent cette architecture. Il joue avec le support et l’espace qui environne ses créations.
Mehdi Moutashar : sculptures monumentales et exposition d’œuvres picturales: Artiste français d’origine irakienne, Mehdi Moutashar définit son œuvre entre « les arts de l’Islam et les arts géométriques occidentaux ». Depuis le début des années soixante-dix, il mène une réflexion à la fois sensible et construite, une véritable grammaire articulée autour du concept du carré. Les sculptures de Mehdi Moutashar témoignent d’une lecture fondée à la fois sur l’héritage des avant-gardes européennes, qui ont développé le minimalisme de l’abstraction géométrique, et sur sa culture d’origine, la culture arabo-musulmane.
Installation de Reza Abedini surplombant le jardin de l'architecte Blanche Rivière: Reza Abedini, graphiste hollandais né à Téhéran (Iran), est à l’origine du ReZar, graphisme qui revisite la typographie arabe. L’artiste s’inspire de la culture musulmane, pour en proposer une nouvelle version aux accents et à l’esthétique modernes et universels. Il s’inspire aussi des architectures de terres séchées d’Ispahan, en privilégiant le fond kraft et les ocres. Son installation surplombe le jardin aménagé par la jeune architecte Blanche Rivière.
Ayant grandi dans le Londres cosmopolite, Hassan Hajjaj est à la fois musicien, styliste, photographe et plasticien. Héritier d’Andy Warhol, il est notamment connu pour sa série d’installations Le Salon, dont le but est de mettre en scène une interaction sociale. Le Salon aménagé par l’artiste évoque à la fois la profusion des souks et la tradition anglaise du thé. Dans cette œuvre à habiter, rien n’est laissé au hasard : les objets, représentations de l’art islamique et symboles de la société de consommation (marques, logos…), sont subtilement détournés, superposés, réinventés.
Source: batiweb