Une occasion pour le conférencier du jour d’exposer sur l’interdiction du prêt à intérêt (Riba), dont la pratique différencie principalement le système bancaire international actuel du système bancaire islamique.
La religion musulmane englobe tous les aspects de la vie spirituelle comme de la vie sociale du croyant, instituant des principes aussi bien dans les relations entre l’homme et Dieu, qu’en ce qui concerne ses rapports sociaux et notamment les transactions commerciales.
Telle est la conviction du professeur Serigne Ahmadou Seck qui a animé, mardi, une conférence à l’Université du Ramadan et portant sur : Finance islamique : Enjeux et perspectives.
Dans une courte présentation du principe du prêt à intérêt, le conférencier a examiné certains arguments opposés par les penseurs à cette pratique.
«L’usure, le prêt à intérêt consiste à prêter une somme d’argent à quelqu’un pour un temps donné, qu’il devra ensuite rembourser intégralement mais en payant en plus une somme que l’on nomme intérêt et qui représente une sorte de loyer versé pour la location de l’argent prêté», explique le conférencier. Cette pratique dit-il, «est l’apanage des banques classiques». «Donc, la Finance islamique est le contraire de ce que font les banques internationales actuelles», soutient M. Seck. Rappelant les dogmes de l’Islam, il ajoute : «Les principes du Coran sont les principes de base du système bancaire islamique.»
Dans son exposé sur les pratiques qui différencient le système bancaire international actuel (classique) du système bancaire islamique, le professeur d’ «économie islamique» a partagé son point de vue et interrogation sur ce qu’on appel le prêt à intérêt ou Riba. Selon le Pr Seck, «dans le domaine de la Finance islamique, où le principe fondateur est celui de l’équité et de la transparence, Dieu a prescrit ou interdit dans le Coran certaines pratiques.
C’est notamment le cas du prêt à intérêt ou Riba». «Ce qui différencie le système bancaire classique de la Finance islamique», a-t-il soutenu. C’est la conviction de ce professeur qui se dit convaincu que la Finance islamique est «la seule alternative dans un monde en crise perpétuelle qui a favorisé des défaillances au niveau du système bancaire des Occidentaux».
M. Seck a indexé d’abord la Bceao. «Les banques islamiques ne vont jamais accepter ni les spéculations, encore moins les spoliations. La Banque centrale ne veut pas de la Finance islamique, parce que la Finance islamique prône ce qu’on appel un développement sans pesanteurs», déclare M. Seck. Aussi, «la spéculation qui est l’affaire des banques classiques n’est rien d’autre que de la nébuleuse», a-t-il également soutenu. Il dit : «La banque islamique n’est pas essentiellement une banque de dépôt mais, de financement.»
De l’avis du professeur Ahmadou Seck, si certains pays occidentaux s’ouvrent à la Finance islamique, c’est parce que les valeurs éthiques de ses instruments financiers qui respectent la loi coranique sont mises en avant pour valoriser une source d’investissement potentielle. Une aubaine, dit-il, alors que le système financier classique doit se refaire une crédibilité.
Source: lequotidien