La médecine à la lumière de la morale et des normes de la chariâ islamique

13:51 - September 07, 2010
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Maroc(IQNA)- Le Roi Mohammed VI a présidé, lundi à la Mosquée Mohammed V à Agadir, une nouvelle causerie religieuse du mois sacré de Ramadan.
Cette causerie a été animée par le professeur Ahmed Ramzi, membre du Conseil supérieur des ouléma. Le conférencier a traité du thème: «La médecine et quelques-unes de ses actualités, à la lumière de la morale et des normes de la chariâ islamique» en s'inspirant du verset : «Nous avons ennobli les fils d'Adam, Nous les avons portés sur la terre ferme et sur la mer. Nous leur avons accordé d'excellentes nourritures, Nous leur avons donné la préférence sur beaucoup de ce que nous avons créé», véridique est la Parole de Dieu.
Le Pr. Ahmed Ramzi a souligné que l'honneur fait à l'Homme se manifeste à travers la prééminence qu'il a sur les autres créatures, les capacités cognitives et les propriétés morphologiques dont Dieu l'a doté.
C'est pourquoi il est un impératif pour l'Homme, selon les prescriptions divines, de préserver sa santé physique et mentale, en accordant une attention toute particulière à la prévention mais aussi à la médication, comme cela est recommandé dans maints hadiths du Prophète Sidna Mohammed, prière et bénédiction sur Lui.
Après avoir donné un aperçu sur les progrès prodigieux de la médecine durant l'âge d'or de la civilisation islamique, le Pr. Ramzi a souligné que cette science obéissait à des règles et des normes éthiques fort élaborées.
Il s'en est suivi une période de déclin du monde islamique, imputable à de multiples facteurs endogènes et exogènes, a-t-il dit, rappelant l'essor qu'a pris la médecine en Occident, qui a capitalisé sur le riche patrimoine scientifique des médecins et des hommes de sciences musulmans.
Il a ajouté que les progrès considérables réalisés par la médecine moderne posent avec plus d'acuité des questions d'ordres éthique et déontologique, au point que de nombreux pays ont mis en place des comités en charge de ces questions, tenant compte des impératifs de respect de la vie, de préservation de la dignité humaine et de bannissement des pratiques attentatoires à la morale.
Le conférencier a souligné que l'éthique, qui doit présider à cette évolution scientifique est que le corps humain est inviolable puisqu'il s'agit d'un don de Dieu et qu'il ne saurait être sujet à des expérimentations et pratiques moralement douteuses.
Evoquant les efforts menés au niveau du monde islamique pour édicter des règles du ‘'fiqh'' en la matière en accompagnement des progrès de la médecine, M. Ramzi a rappelé certaines règles communément admises dans ce domaine, à savoir que tout ce qui est possible en sciences n'est pas forcément admis au plan de la chariâ, qu'en règle générale tout est permis sauf au cas où la nuisance serait avérée, et la nécessité de faire le distinguo entre la création qui relève du divin et la découverte, champ d'investigation humain.
Par la suite, le Pr. Ramzi a abordé quatre grandes questions qui se posent avec acuité en médecine en relation avec l'éthique, à savoir la greffe d'organes, le génie génétique, l'euthanasie et l'avortement, soulignant d'amblée que la vie est un don de Dieu dont l'être humain ne peut disposer que dans la limite du respect de certaines normes éthiques.
Source: lematin
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