Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan devrait faire son discours inaugural au sommet. Le ministre turc d’état Ali Babacan, le parlementaire Cüneyt Yüksel, secrétaire de la trésorerie Ibrahim Çanagçi, le chef du contrôle financier fédéral de l’Allemagne Jochen Sanio, chef de la banque centrale mexicaine Augustin Karstens, le P-DG de la Banque Islamique de Développement Ahmad Mohammad Ali, le représentant de la Banque polonaise Zbignew Hockuba et d’autres étaient attendus au sommet.
Organisé par les compagnies PGlobal, Yedi24 et Financial Gates GMBH, le sommet aura lieu à l’Université de Bahçesehir. Les chefs des organisations financières américaines, européennes et asiatiques devraient assister à la réunion. Les réunions sont prévues dans 9 panels. Ça sera la première réunion dans le cadre du projet visant à transformer istanbul en centre financier du monde.
Il faut noter que la finance islamique a bien résisté à la crise financière mondiale. La finance islamique brasse des flux de 840 milliards de dollars avec une croissance annuelle d’environ 15 %. ans leur ensemble, les principes majeurs de la finance islamique, sans se targuer d’être des antidotes absolus pour l’ensemble des maux, constituent un corpus de normes dont la vocation profondément éthique permet de fixer de solides garde-fous aux acteurs de la sphère financière.
L’un des défis majeurs de la finance islamique, ou du moins de celui de ses partisans, sera celui de résoudre un paradoxe qui semble être un véritable casse-tête pour les hommes modernes que nous sommes: allier croissance vertigineuse à exemplarité morale. Les analystes de S&P relèvent, par ailleurs, que le développement de la finance islamique devrait notamment être soutenu par des avancées dans les pays non musulmans, en particulier l’Europe de l’Ouest. Selon les derniers chiffres rendus publics par Standard & Poors, les émissions de « sukuks » (obligations islamiques) ont atteint, au premier semestre 2010, 13,7 milliards de dollars, soit presque deux fois plus qu’au premier semestre 2009 (7,1 milliards).
Standard & Poor’s, dans sa dernière étude sur le sujet, voit une embellie sur le marché, même si le niveau reste loin de celui d’avant-crise, où des sukuks avaient été émis à près de 35 milliards de dollars en 2007. Les obligations souveraines ont représenté 75% du volume des émissions. Les institutions financières d’Asie et du Golfe retournent graduellement sur le marché.
Le Japon (au travers de Nomura Holdings) a lancé en juillet son premier sukuk pour 100 millions de dollars. S&P anticipe donc une croissance soutenue pour la deuxième partie de l’année, venant à la fois de la reprise des émetteurs historiques et de l’entrée en lice de nouveaux acteurs, notamment privés, « à supposer que la reprise économique se poursuive ». Les clés de l’expansion du marché pour S&P résident donc dans la mise en place de procédures de défaillance, une standardisation de l’interprétation de la charia au niveau de la finance islamique, et une augmentation de la liquidité des sukuks en les intégrant sur les marchés réglementés.
Source: city