Les présidents des associations civiles de la défense de la langue arabe dans le monde arabe et le comité de l'autonomisation de la langue arabe ont mis en garde contre les dangers qu'affronte la langue arabe aux deux niveaux, intérieur et extérieur, en ce qui concerne le large déploiement des dialectes.
La déclaration a indiqué que ces risques ont été fortement aggravés pendant les dernières décennies à cause des campagnes hostiles à l'unité de la nation arabe, soulignant que la langue littéraire est la base principale de l'unité de cette nation, de son identité et de son appartenance.
La déclaration a demandé aux associations de la protection de la langue arabe dans le monde arabe à assumer leurs responsabilités dans le suivi de l'exécution des lois et des législations adoptées par les autorités compétentes officielles et publiques dans les pays arabes.
La déclaration a mis l'accent sur l'expérience de la Syrie dans l'enseignement de la langue maternelle arabe dans toutes les étapes de l'enseignement notamment dans les domaines de la médecine et de la technologie.
La déclaration a appelé à la généralisation de l'expérience syrienne dans le domaine de l'enseignement de la langue maternelle et à l'autonomisation de la langue arabe dans les pays arabes, ainsi que la généralisation de l'expérience soudanaise qui avait traversé des grands parcours dans le domaine de l'arabisation de l'enseignement supérieur.
La déclaration a hautement apprécié le projet du développement de la langue arabe pour aller vers une société de connaissance, présenté par le président Bachar al-Assad à la conférence du sommet arabe qui s'était tenue en /2008/ à Damas.
De même, la séance du matin de la réunion de la table ronde a vu la présentation de l'expérience libanaise dans la protection de la langue arabe, où la professeure Souzane Talhouq, présidente de l'association Fiâl al-Amr, a parlé des actions de l'association depuis sa fondation en /2009/ simultanément avec la déclaration de Beyrouth capitale mondiale du livre.
En outre, cette réunion avait poursuivi hier soir les travaux de sa 2ème séance à l'hôtel de Cham, portant sur la présentation des expériences soudanaise et émiratie.
Dr Dafaallah al-Turabi, président de la haute commission de l'arabisation au Soudan, a présenté l'expérience soudanaise dans le domaine de l'arabisation de l'enseignement supérieur et les défis auxquels avait face cette opération.
Il a affirmé que les expériences du Soudan et de la Syrie pourraient être généralisées dans les autres pays arabes, tout en mettant l'accent sur la coopération qu'avait reçu le Soudan de la Syrie et des autres pays arabes pour faire réussir cette expérience.
De son côté, Dr Redwan al-Debsi, directeur de l'association de la protection de la langue arabe, a évoqué l'expérience émiratie dans la protection de la langue arabe et de ses avantages dans la création littéraire, artistique, intellectuelle et scientifique.
Il a demandé la préservation de la langue et de ses aspects dans tous les endroits, notamment dans les foyers et les marchés, appelant à l'ouverture des instituts de l'enseignement de la langue arabe pour les étrangers.
Il a insisté sur le développement des tâches de la gestion des méthodes et des livres scolaires et sur la modernisation des moyens de l'enseignement arabe en se basant sur la technologie et les centres d'enseignement.
Source: Sana