Le développement du système de l’enseignement supérieur constituent l’un des défis les plus difficiles auxquels la Oumma islamique fait face

8:11 - October 20, 2010
Code de l'info: 2016038
Kuala Lumpur(IQNA)- Investir dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la technologie et l’innovation équivaut à investir dans les générations futures qui auront pour mission de construire le socle du progrès, sortir le monde islamique de sa situation actuelle et le mener vers la prospérité, le progrès et la modernité.
Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la cinquième Conférence islamique des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ce matin à Kuala Lumpur, le Directeur général a affirmé : « Investir dans l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, la technologie et l’innovation équivaut à investir dans les générations futures qui auront pour mission de construire le socle du progrès, sortir le monde islamique de sa situation actuelle et le mener vers la prospérité, le progrès et la modernité ».
Dr Abdulaziz Othman Altwaijri, Directeur général de l’Organisation islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ISESCO) a déclaré que le développement du système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et l’élargissement de ses bases constituent l’un des défis les plus difficiles auxquels la Oumma islamique fait face actuellement et fera face à l’avenir. En effet, a-t-il précisé, la renaissance des nations passe par les sciences, la technologie et l’innovation, et la voie qui mène vers cet objectif c’est la promotion de l’enseignement supérieur dans les universités et les instituts supérieurs qui forment les compétences et les hommes de demain, artisans de la renaissance de la Oumma que nous appelons tous de nos vœux.
Il a indiqué que les stratégies adoptées lors des différentes sessions de la Conférence islamique des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique constituent de véritables engagements scientifiques et technologiques que les Etats membres doivent intégrer dans leurs politiques nationales. « De même, les résolutions rendues par cette conférence sont un engagement vers l’innovation, la recherche scientifique et le développement du système de l’enseignement supérieur », a-t-il dit, soulignant que toutes ces initiatives et ces engagements reflètent l’importance extrême des sciences, de la technologie et de l’innovation dans la promotion des sociétés humaines dans les différents domaines aussi bien aujourd’hui que demain.
Le Directeur général de l’ISESCO a, par ailleurs, déclaré : « Une décennie s’est déjà écoulée depuis la tenue de la première session de la Conférence islamique des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, tenue à Riyad, capitale du Royaume d'Arabie Saoudite en ce même mois de l’année 2000 .
Au cours de cette décennie, trois sessions de cette conférence ont été tenues, respectivement à Tripoli, Libye, en 2003, à Koweït city, Etat du Koweït en 2006 et à Bakou, République d’Azerbaïdjan, en 2008. Au cours de cette période donc, l’action islamique commune dans le domaine de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a accompli des réalisations importantes, en jetant notamment les bases solides de la coopération, la coordination et la complémentarité entre les pays islamiques dans ce domaine vital qui constitue la clé de voûte du développement global et durable ». En effet, a-t-il ajouté, la réalisation de celui-ci exige, entre autres, la mise en place d’un enseignement supérieur développé, toutes disciplines confondues, un enseignement qui soit utile, productif et à même de permettre l’édification de l’Homme et d’assurer le progrès et la prospérité de la Oumma islamique.
« La Stratégie pour les sciences, la Technologie et l’Innovation dans les pays islamique a été la première pierre dans l’édifice de la Conférence islamique des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elaborée par l'Organisation islamique pour l'Education, les Sciences et la Culture (ISESCO), cette stratégie a été adoptée par la 8ème Conférence du Sommet islamique, tenue à Téhéran, en République islamique d’Iran en 1997. La 4ème Conférence islamique des Ministres de l'enseignement supérieur et la recherche scientifique, tenue à Bakou en 2008, en a adopté la version révisée », a-t-il rappelé.
En outre, le Directeur général a affirmé : « S’il est vrai que la Stratégie pour les Sciences, la Technologie et l’Innovation dans les pays islamique constitue le premier document de référence et le cadre global de l’action islamique commune dans le domaine scientifique et technologique, trois autres stratégies adoptées par les précédentes sessions de cette conférence sont venues enrichir et compléter ledit document. Il s’agit de la Stratégie de développement de la Biotechnologie dans le monde islamique, la Stratégie de gestion des ressources en eau dans les pays islamiques, toutes deux adoptées par le 10ème Sommet islamique, tenu à Putrajaya, Malaisie, en 2003, et la Stratégie de développement de l’Enseignement universitaire dans le monde islamique, adoptée par la 3ème session de cette conférence, tenue en 2006 au Koweït ».
Et d’ajouter : « Parmi les documents importants qui seront examinés par cette conférence, le projet de « Stratégie de promotion de la nanotechnologie dans les pays islamiques », et les « Tendances récentes des technologies émergentes et les engagements actuels des pays islamiques ». « Par l’adoption de ces deux documents, la structure de l’action islamique commune dans le domaine de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique sera parachevée, à l’instar de ce qui a été accompli dans le domaine de l’environnement lors de la 4ème conférence islamique des ministres de l’environnement, tenue au cours de la première semaine du mois courant à Hammamet en République Tunisienne », a-t-il indiqué.
Il a, en outre, signalé que les documents adoptés par la Conférence islamique des ministres de l’environnement et celle des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique se complètent à plusieurs égards, étant donné que la protection de l’environnement et le soutien du développement durable et global s’appuient essentiellement sur la promotion de l’enseignement supérieur et sur le développement de la recherche scientifique.
« Ce sont là les grandes missions qui nous sont confiées dans le cadre de ces conférences islamiques spécialisées tenues par l’ISESCO, en coopération et en coordination avec le Secrétariat général de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI) », a-t-il précisé, signalant que les canaux de l’action islamique commune qui repose sur la règle de solidarité varient selon les questions qui suscitent l’intérêt des Etats membres à travers la recherche de solutions scientifiques pratiques aux problèmes qui s’accumulent et dont souffre le monde islamique, notamment dans les domaines économique, social, pédagogique, scientifique et technologique.
Le Directeur général a souligné, au terme de son allocution prononcée à la conférence à laquelle prennent part les ministres de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique des Etats membres de l’OCI, que la complémentarité entre les missions assignées aux conférences islamiques spécialisées traduit l’harmonie et la cohésion qui caractérisent l’action islamique commune dans le cadre des champs de compétence de l’ISESCO. « C’est une complémentarité qui reflète également l’efficacité de la planification de l’avenir scientifique du monde islamique, planification qui fait partie de la stratégie d’action de l’ISESCO », a-t-il ajouté, indiquant que ceci confirme que l’ISESCO adopte une vision stratégique qui lui permet d’explorer l’avenir dans tous les domaines qui entrent dans ses champs de compétence.
La Conférence a été inaugurée par M. Muhyiddin bin Haji Mohd Yassin, ministre malaisien de l'éducation et vice-Premier ministre, l’ambassadeur M. Abdel Moez Boukhari, Secrétaire général adjoint à l’Organisation de la Conférence islamique, et Dr Peter Adoc Niapa, Ministre soudanais de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique et Vice-président de la quatrième Conférence islamique des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Source: ISESCO
captcha