Liban(IQNA)- Le Conseil islamique chérié, réuni samedi à Dar el-Fatwa sous la présidence du mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, en présence de l'ancien Premier ministre Fouad Siniora, a publié un communiqué dans lequel il rend hommage à la position adoptée par les assises chrétiennes du 14 Mars qui s'étaient tenues vendredi dernier à Bkerké sous l'égide du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir.
Ces assises chrétiennes, qui se sont réunies en présence d'une cinquantaine de pôles et ténors du 14 Mars, avaient tiré la sonnette d'alarme au sujet de la conjoncture présente dans le pays, soulignant que la République est en danger et mettant en garde contre le « totalitarisme » et les « mini-États » qui menacent non seulement les chrétiens, mais également tous les Libanais dans leur ensemble.
Le communiqué de Dar el-Fatwa applaudit sur ce plan à « la position adoptée par les assises chrétiennes à l'issue de la réunion tenue à Bkerké sous l'égide du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, pour ce qui a trait aux fondements nationaux (reflétés par l'appel de ces assises chrétiennes) et la mise en garde portant sur les appréhensions ressenties par tous les Libanais, plus particulièrement à l'ombre des pressions accrues exercées sur les institutions étatiques ».
À l'occasion du 21e anniversaire de l'approbation de l'accord de Taëf, le Conseil islamique chérié a, d'autre part, réaffirmé son « attachement aux fondements de l'accord de Taëf, notamment en ce qui concerne les points suivants : le vivre-ensemble islamo-
chrétien dans le cadre d'une patrie définitive fondée sur l'unité de la terre, du peuple et des institutions, l'attachement au système démocratique, le respect de la liberté individuelle, de la liberté d'opinion et de la liberté de croyance, fondées sur l'identité arabe ; le renforcement du rôle des institutions étatiques et le respect des lois qui consolident le principe de la citoyenneté et de l'état civil ; le respect des chartes et des valeurs du droit et de la justice ; l'attachement au principe de la justice, comme fondement de la réglementation du pouvoir et de la stabilité du système politique ; l'attachement à l'unité des Libanais et des musulmans par le biais du dialogue ».
Par ailleurs, le Conseil islamique chérié a vivement stigmatisé « le massacre qui a visé des citoyens irakiens à l'église Notre-Dame de la Délivrance à Bagdad », soulignant que les auteurs de cette agression sont « les ennemis de Dieu et de la nation car ils ont offert un service à l'ennemi israélien ».
Source: lorientlejour