L'Allameh cheikh Ali Hassan Khazem, écrivain et chercheur chiite libanais, et membre du Conseil international pour le rapprochement des écoles islamiques, dans la première partie de son entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que le commentaire Al Kashef de l'Allameh Moqnia était un commentaire qui répondait aux questions de la jeunesse et cherchait à satisfaire les attentes des jeunes.
"L'Allameh Moqnia a cherché à montrer à la nouvelle génération que l'objectif de la religion était de garantir la dignité et le bonheur de l'être humain. Cette volonté de convaincre est très visible dans le commentaire où l'Allameh nous montre que la religion répond à tous les besoins matériels, spirituels et moraux, et tente de régler les problèmes qui empêchent la réussite et le bonheur de l'humanité. Son objectif était de ne pas limiter les lecteurs aux questions courantes des centres chiites et d'enseignement islamique, et de leur ouvrir des horizons scientifiques et la connaissance des autres religions.
L'Allameh Moqnia s'est servi de la courte expérience qu'il avait acquise à l'université pour connaitre les besoins et les problèmes de la jeune génération dans le domaine religieux, et enseignait aussi la jurisprudence à la faculté de philosophie. Il combattit le féodalisme et les injustices qui existaient au Liban et apporta son soutien à la Révolution islamique d'Iran. Ses discours à l'occasion du martyre de Mostafa Khomeiny montrent bien ses tendances révolutionnaires alors que de nombreux religieux ont évité de prendre la parole lors de ces cérémonies.
En fait, l'Allameh Moqnia a très bien réussi à répondre aux besoins de la jeune génération de cette époque, cela ne veut pas dire que son commentaire est incomplet au niveau scientifique, mais il répond comme l'Allameh le souhaitait, aux exigences de son époque et au contexte social et politique. Pour lui, les problèmes moraux de la jeunesse venaient du mauvais milieu où ces jeunes avaient été éduqués.
L'Allameh Moqnia considérait qu'il était impossible de considérer ces problèmes en dehors des questions sociales, et que le respect des obligations religieuses et la réflexion sur les principes coraniques permettaient d'accéder à une vie de justice et de paix comme le dit le Coran au verset 24 de la sourate Anfal: «یَا أَیُّهَا الَّذِينَ آمَنُواْ اسْتَجِيبُواْ لِلّهِ وَلِلرَّسُولِ إِذَا دَعَاكُم لِمَا یُحْیِيكُمْ وَاعْلَمُواْ أَنَّ اللّهَ یَحُولُ بَیْنَ الْمَرْءِ وَقَلْبِهِ وَأَنَّهُ إِلَیْهِ تُحْشَرُونَ».
A son avis les commentateurs ne devaient pas tomber dans des explications difficiles au niveau de la grammaire et de la syntaxe, et compliquer la compréhension de leurs recherches", a déclaré l'Allameh cheikh Ali Hassan Khazem qui est né en 1956 au Liban et enseigne actuellement la jurisprudence supérieure dans un centre islamique libanais.
Il a fait partie de l'association des ulémas de Djabal Amel et actuellement est membre de l'association des ulémas libanais, du Conseil mondial pour le rapprochement des écoles islamiques et du conseil international de langue arabe. Il est aussi le représentant de plusieurs grands religieux chiites au Liban et l'ancien rédacteur en chef des revues «Al Vahdatil islamiya»et «Al-Bilad», et a participé à de nombreuses conférences au Liban et dans le monde.
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