Mostafa Rahmandust, poète et écrivain iranien, et auteur de traductions coraniques pour les jeunes et les enfants, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que les traductions coraniques faites par les musulmans, ont été plus rapides que les traductions des autres textes révélés dans les autres religions.
"Les traductions en persan ont devancé les autres traductions car les Iraniens se sont plus vite convertis à l'islam. Bien entendu, les textes révélés et ensuite les poésies ou les livres de spiritualité sont difficilement traduisibles. La Révélation coranique signifie que le Coran est "descendu" pour devenir accessible aux humains, qu'on le veille ou non, la traduction coranique est une autre descente et assurément nuit au texte.
Cette idée a aussi été avancée dans les autres religions, au sujet de l'évangile et de la bible. Certains estimaient qu'il ne fallait pas traduire et d'autres pensaient que cela étaient nécessaire. Quant à moi, je suis d'accord pour dire qu'il faut traduire et fier que cela ait été fait plus rapidement en ce qui concerne le Coran.
Tous les gens ne sont pas capables de comprendre eux-mêmes les règles coraniques, il faut que les gens qui ne connaissent pas l'arabe, dans une certaine mesure, soient capables de comprendre dans leur propre langue, des éléments du message coranique.
Le Coran n'a pas été envoyé uniquement pour les arabophones. Les hadiths parlent même de la nécessité de regarder les versets pour ceux qui ne savent pas lire. Cela permet un rapprochement de même que la traduction qui permet en partie, à cause de la complexité du texte, de présenter aux gens les enseignements coraniques. Certains craignent que le Coran perde de sa sacralité dans la traduction, par contre certains sont contre les traductions pour pouvoir profiter de l'ignorance des autres, ce qui est contraire à l'esprit du Coran.
Bien entendu certains versets perdent une partie de leur sens dans la traduction, en fait chaque traduction passe par le filtre du traducteur. Vaut-il mieux rester totalement étranger au Coran ou s'en approcher d'une marche, avec la traduction ?
Au sujet des traductions en persan, je pense qu'il est nécessaire de produire sans cesse de nouvelles traductions, les idées sur Dieu évoluent avec le temps, le développement scientifique et culturel contribue aussi à un développement de l'image que la nouvelle génération se fait de Dieu. Etant donné que le Coran n'a pas été révélé pour une époque précise, il doit donc être traduit de façon continue.
L'âge et le genre du traducteur n'a pas d'importance, il y a des gens comme l'Allameh Helli qui sont devenus des Mojtaheds à l'âge de 16 ans. Le Coran n'a pas une seule dimension, une bonne connaissance dans certains domaines, et une connaissance de la langue arabe et des hadiths, peuvent permettre une nouvelle approche du texte coranique et chaque lecteur selon son angle de vue, peut plonger dans cet océan et en extraire les richesses qui lui conviennent", a-t-il dit.
775210