Les problèmes de l'enseignement supérieur dans les pays islamiques

13:36 - April 30, 2011
Code de l'info: 2114254
Téhéran(IQNA)- Le monde de l'islam tente d'améliorer le niveau des études supérieures mais manque de méthode concrètes pour définir la qualité des travaux et le niveau des universités.
Dja'far Mehrad, responsable du site des sciences du monde de l'islam (ISC), a déclaré lors du séminaire sur "les niveaux scientifiques des universités du monde de l'islam", organisé à l'université de chirurgie dentaire de Machhad, que l'enseignement supérieur dans les pays islamiques membres de l'OCI, était confronté à de nombreux problèmes financiers et à des problèmes de personnel et de recherches.
"Le monde de l'islam tente d'améliorer le niveau des études supérieures mais manque de méthode concrètes pour définir la qualité des travaux et le niveau des universités. Nous avons signalé ce problème lors de la réunion de la Conférence islamique en 2005, et signalé que très peu d'universités du monde de l'islam faisaient partie des 500 meilleures universités dans le monde. Un programme de dix ans a été élaboré pour le choix de vingt universités susceptibles d'entrer dans la liste des grandes universités internationales.
En 2006, lors d'une réunion des ministres de l'éducation des pays membres, au Koweït, certains critères ont été présentés et il a été décidé que l'Iran accueillerait l'année suivante, les spécialistes dans ce domaine. Cette réunion a eu lieu en 2007, qui nous a mis au courant des critères de sélection nationaux et internationaux.
En 2008, lors de la quatrième réunion des ministres de l'éducation et des recherches des pays islamiques, à Bakou, la proposition de l'élaboration du site international ISC a été votée par les 57 pays présents à la réunion. Ce site présente les différentes universités et permet aux pays islamiques de connaitre les meilleures universités et une saine concurrence entre les pays membres de l'OCI.
Le choix dépend des activités de recherche à 50%, du niveau d'enseignement et des professeurs à 35%, des possibilités internationales et de la présence de professeurs et d'étudiants étrangers à 7%, et des activités sociales et économiques, dans les relations de l'université avec le secteur industriel et le nombre de sociétés spin-off dérivées, à 3%. Le nombre de publications et de centres de recherches scientifiques entre aussi en considération.
L'institut d'information scientifique ISI, a évalué la production scientifique iranienne à 9236 en 2007, et à 18321 en 2010. L'attention gouvernementale a été portée ces dernières années, sur la recherche industrielle mais la production scientifique est aussi très importante ainsi que les résultats concrets des projets de l'éducation supérieure.
Le ministère de la santé, l'année dernière, a entrepris des travaux dans l'évaluation des universités qui sont différents des travaux de classement dans les listes internationales. Le problème est que nous manquons de statistiques ainsi que l'existence de différents noms pour les universités et les centres d'enseignement. Le ralliement des universités de province à l'université de Téhéran et de Beheshti, permettrait de relever le niveau des universités iraniennes et d'éviter des gaspillages de budget", a-t-il déclaré.
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