Les idées de l'Allameh Moqnia sur les centres d'enseignement islamique

10:57 - May 01, 2011
Code de l'info: 2114775
Karbala(IQNA)- Les occidentaux tentent de profiter de ces différences de points de vue pour créer des conflits entre les écoles.
Abdoul Amir Kazem Zahed, doyen de l'université islamique de Karbala et docteur en Droit international comparé, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que l'Allameh Mohamad Djavad Moqnia estimait que la concentration des activités au centre islamique de Najaf, malgré son importance et son influence, était un danger pour la pensée chiite.
" L'Allameh Moqnia, malgré l'influence du centre islamique de Najaf, estimait qu'il fallait développer les centres islamiques comme cela s'est fait au Liban, au Bahreïn, en Syrie, au Pakistan, en Iran et même en Europe et aux Etats-Unis.
A mon avis, l'idéologie islamique s'appuie sur deux systèmes, celui des principes et celui de la jurisprudence. Les divergences qui existent au niveau des principes sont infimes, de même que les divergences au niveau juridiques. Les occidentaux tentent de profiter de ces différences de points de vue pour créer des conflits entre les écoles. L'Allameh Moqnia qui était au courant de ce complot, a réussi à montrer que les divergences n'existaient pas au niveau des principes de base, mais au niveau des législateurs en fonction de la relativité qui règne dans l'appréhension des vérités, pour éviter que les chiites ne soient accusés de cacher les vérités ou de les dissimuler.
La diversité culturelle qui existe au Liban, a permis à l'Allameh Moqnia de développer un dialogue et de rédiger un commentaire complet du saint Coran, sans tenir compte des goûts et des distinctions scolastiques. Pour lui, les différences entre les divers commentaires n'étaient que des différences d'écriture, son objectif était d'arriver à un juste milieu qui rassemble et unisse les diverses écoles. Les musulmans de tout bord accueillirent son commentaire de façon très positive. Ses idées sur la nécessité d'une réforme des méthodes d'enseignement dans les centres islamiques et sur la démocratie sont très intéressantes et viennent de la diversité culturelle du Liban et de son voisinage avec les pays européens.
La création de l'école Al Manar qui s'inspirait des enseignements de l'Ayatollah Baqer Sadr et du journal "Al Azva"«الأضواء», publié à Najaf dans les années 60, avait pour objectif le développement de la créativité et d'une nouvelle pensée. L'Allameh Moqnia, pour réaliser ses objectifs, a été obligé de s'instruire dans diverses branches scientifiques et de sciences humaines.
Comme vous les savez, le commentaire coranique "Majmah-ol-bayan" du cheikh Tabaressi, et le livre “Al Ikhtilaf“ du cheikh Tussi, ont donné une présentation des divergences qui existent entre les écoles islamiques et les jurisconsultes musulmans. Cette méthode qui est une méthode logique et islamique, a été reprise par les deux martyrs libanais, shahid aval et shahid sani, et dans les travaux de l'Allameh Moqnia.
Ces travaux ont montré que les partisans de l'école des Ahl-ul-bayt (AS) au niveau idéologique, n'ont aucune différence avec les autres écoles et ont opté parfois pour les avis des juristes des autres écoles islamiques. Dans l'encyclopédie “Al Sarair”, Ebn Hedris Al Helli opte souvent pour les avis des autres écoles, cela montre que nos religieux n'ont pas d'autre objectif que le développement scientifique et le respect de la méthode objective et impartiale des Ahl-ul-Bayt (AS)", a-t-il déclaré.
Abdoul Amir Kazem Zahed est né en 1950 à Najaf. Il est secrétaire du centre “Beytoul Hikma” de Bagdad, et depuis 2006, responsable d'un groupe de recherches coraniques à l'université de Kufeh. En 2005 il devient conseiller scientifique du Premier ministre d'Irak et membre d'un comité d'étude et d'évaluation des revues scientifiques. Il est aussi l'auteur de seize ouvrages de sciences coraniques, de Droit, de jurisprudence et de commentaire.
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