Aux cris de "Résistance, résistance", les manifestants, hommes et femmes voilées, ont réclamé la réouverture immédiate de l'Institut français d'études et de sciences islamiques (Ifesi) et dénoncé le "climat persistant d'homophobie en France".
Parti de l'Institut, le cortège a rejoint la mairie de Boissy pour inaugurer la "Place Tahrir de Boissy-Saint-Léger", devant laquelle une dizaine d'étudiants ont installé vendredi soir des tentes en signe de protestation.
"Nous sommes citoyens français, mais aussi musulmans. Et à cause de ça, on nous interdit d'étudier", ont dénoncé des étudiants en tête du cortège, en brandissant leurs cartes d'identité.
"On nous reproche de ne pas avoir d'accès pour les personnes handicapées. Ce problème est pourtant réglé grâce à une nouvelle entrée", a assuré à l'AFP Rachid Aboufarah, président de l'association des étudiants de l'Ifesi.
"Ce type de décision est normalement administrative. Elle revient à la mairie (...) mais elle a été prise par un juge d'instruction le 26 avril, de manière inédite ", avait déclaré à l'AFP Youssef Allaoui, étudiant de 29 ans, lors d'un rassemblement devant la préfecture du Val-de-Marne samedi dernier.
Après une plainte du rectorat, l'Ifesi, qui dispense des cours de "sciences islamiques et d'arabe", est depuis décembre au coeur d'une enquête d'un juge d'instruction de Créteil qui a mis en examen son directeur pour "abus de confiance", "travail dissimulé" et "mise en danger de la vie d'autrui" pour non respect des normes de sécurité.
Créé en 2001, l'Ifesi accueille environ 300 élèves majeurs le soir et les week-end et est exclusivement financé par les frais d'inscription.
Source: vousnousils