La traduction coranique nécessite une connaissance parfaite de l'arabe

8:54 - May 29, 2011
Code de l'info: 2129132
Téhéran(IQNA)- Les traductions en persan malheureusement sont en général des copies et la répétition des erreurs des autres traducteurs, sans aucun recours aux commentaires.
L'Hodjat-ol-islam Ahmad Ahmadi, membre du Haut conseil de la Révolution culturelle et directeur du Centre de publication des livres universitaires, lors d'une réunion sur l'étude des traductions coraniques organisée le 22 mai 2011 par l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) et l'université des sciences coraniques, a déclaré que tout traducteur qui voulait traduire le Coran devait maitriser parfaitement la grammaire arabe et la langue de traduction.
" Le traducteur doit aussi avoir des connaissances historiques suffisantes sur les différents contextes de la Révélation, la jurisprudence, les différentes lectures et interprétations, et la philosophie. L'absence de connaissances dans ces domaines a conduit les traducteurs persans à des erreurs. Par exemple, dans le verset 28 de la sourate Kahf :
وَاصْبِرْ نَفْسَكَ مَعَ الَّذِينَ یَدْعُونَ رَبَّهُم بِالْغَدَاةِ وَالْعَشِیِّ یُرِيدُونَ وَجْهَهُ وَلَا تَعْدُ عَیْنَاكَ عَنْهُمْ l'expression "لَا تَعْدُ" a été mal traduite et interprétée comme une négation alors qu'il s'agit d'une interdiction.
Les traductions en persan malheureusement sont en général des copies et la répétition des erreurs des autres traducteurs, sans aucun recours aux commentaires.
Un article était paru il y a quelques années, qui estimait à 250 les traductions coraniques en anglais, ce nombre doit avoir augmenté car il y a toujours des traducteurs qui pensent à juste titre d'ailleurs, que les traductions sont incomplètes et peuvent être améliorées tant au niveau du style qu'au niveau du contenu.
En 1975, sur l'ordre d'un grand religieux, les traductions en anglais ont été étudiées pour trouver la meilleure, c'est la traduction de John Arthur Arberry qui a été choisie bien qu'il ait lui-même avoué que le Coran était intraduisible.
J'ai moi-même commencé une traduction en persan en 1981, qui a été interrompue à cause de mes responsabilités au Conseil de la Révolution culturelle", a-t-il ajouté.
D'autres personnalités culturelles participaient à cette réunion dont l'Hodjat-ol-islam Asghar Saberi, responsable du secteur de traduction et de publication des ouvrages de sciences islamiques, au Centre de la culture et des relations islamiques.
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