L'Allameh Seyed Mohamad Hassan Al Amin, intellectuel libanais et conseiller auprès du Haut tribunal libanais, dans un entretien avec l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), a déclaré que Moussa Sadr considérait que le Coran avait plusieurs niveaux dont certains étaient accessibles grâce à la philosophie et le mysticisme.
"Les commentateurs considèrent le Coran comme un texte condensé dont le contenu peut être différent de l'apparence sans être pour cela contradictoire. Moussa Sadr a très bien combiné les travaux de commentaires classiques et historiques, et les nouvelles méthodes d'interprétation. Sa méthode de commentaire ne peut être affiliée à aucune école spéciale, bien qu'il se soit servi de tous les commentaires qui avaient été rédigés jusque là.
Moussa Sadr était opposé aux exagérations ou aux extrapolations dans le commentaire, et a lutté toute sa vie contre ces déviations idéologiques. Sa grande compréhension du Nahjol Balaghe et des hadiths des Saints Imams (AS) lui a beaucoup servi dans son commentaire.
Son avis au sujet des lettres d'introduction des sourates, est très différent de celui des autres commentateurs. A son avis, ces lettres sont le signe du miracle de l'écriture et du Coran.
Son commentaire s'appuie essentiellement sur le texte coranique et ses idées ont été présentées de façon éparpillées dans ses discours car Moussa Sadr n'a jamais rédigé de commentaire. S'il l'avait fait, ce commentaire aurait été très original", a-t-il dit.
L'Allameh Seyed Mohamad Hassan Al Amin est né en 1964 dans la ville de Shaghra', au sud du Liban et a poursuivi des études religieuses à Najaf en Irak. Il est le fondateur de l'association des religieux de Jabal Amel, au sud du Liban, et s'est consacré pendant de nombreuses années, à la résistance contre le régime sioniste.
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