Scandant "Liberté, liberté" et "Résistance", les manifestants ont dénoncé le "climat persistant d'islamophobie en France" et réclamé leur "droit à l'instruction".
Parti de l'Institut français d'études et de sciences islamiques (Ifesi), le cortège a bloqué pendant plus d'une heure la N19, où des policiers ont lancé des gaz lacrymogènes.
"C'est inadmissible ! Ils ont visé des femmes et des enfants, qui ont reçu des projectiles", ont déploré des manifestants. "Les forces de l'ordre nous ont donné des coups de matraque sur les côtes", a témoigné un autre manifestant.
Les manifestants ont poursuivi leur marche dans le calme et ont rejoint en fin de journée la mairie de Boissy, devant laquelle six grévistes de la faim ont installé chaises pliantes et un matelas.
"Nous y dormons nuit et jour depuis mardi (...) Le goût de vivre a disparu depuis qu'on a perdu cette nourriture de l'esprit", a déclaré à l'AFP Hassan, étudiant de 26 ans, vêtu d'un t-shirt noir où il est inscrit "gréviste de la faim".
"On nous reproche de ne pas avoir d'accès pour les personnes handicapées. Mais la question de l'accessibilité est réglée depuis octobre dernier", avec un nouvel accès sans marches et avec un ascenseur, a expliqué le directeur de l'Institut, Ahmed Abidi.
"Il y a deux jours, la sous-commission départementale à l'accessibilité nous a finalement annoncé que c'était à la mairie de traiter le dossier", après "cinq aller-retours à la sous-commission depuis le 7 avril", a poursuivi M.Abidi.
Cette fermeture est un "acte islamophobe", a estimé le directeur de l'Ifesi, mis en examen en décembre par un juge d'instruction de Créteil pour "abus de confiance", "travail dissimulé" et "mise en danger de la vie d'autrui" pour non respect des normes de sécurité, suite à une plainte du rectorat.
Créé en 2001, l'Ifesi dispense des cours de "sciences islamiques et d'arabe" et accueille environ 300 élèves majeurs le soir et les week-end.
Source: vousnousils