‘’L’OCI fait son auto-évaluation et son autocritique dans ce livre, par la voix de son secrétaire général, qui énumère les succès et les échecs de l’organisation’’, rapporte le mensuel saoudien Haj reçu à l’APS.
‘’Le livre répond à la question de savoir ce qu’a fait l’OCI durant les 40 dernières années. Il est riche en informations concernant le monde musulman, ainsi que la mission, les objectifs et les circonstances de la création’’ de cette organisation, en 1969.
L’OCI, dont le siège se trouve à Djeddah (Arabie Saoudite), fédère 57 pays. C’est la plus grande organisation dans le monde, après les Nations unies.
Dans ce livre de 326 pages publié chez Hurst & Company, une maison d’édition londonienne, ‘’il ne s’agit toutefois pas d’une simple narration de faits’’, explique le mensuel saoudien. ‘’C’est surtout une analyse profonde des circonstances à l’origine de la création subite de l’OCI et de son fonctionnement.’’
‘’L’auteur livre une évaluation objective des acquis et des attentes de l’organisation, en admettant les faiblesses et les manquements, en matière de ressources humaines et financières ainsi que du soutien et de la volonté politique de ses Etats membres surtout’’, rapporte le journal.
L’ouvrage fournit des statistiques sur les 57 Etats membres et des informations relatives au Plan d’action décennal de l’organisation, à la Déclaration de la Mecque, à la situation politique dans certains pays comme l’Afghanistan, la Bosnie, l’Irak, la Palestine et la Somalie, à la nouvelle charte de l’OCI adoptée en mars 2008 à Dakar, etc.
Le professeur Ihsanoglu remonte le temps jusqu’en 1920, pour relater ‘’les faits marquants’’ à l’actif de grandes personnalités et d’éminents intellectuels du monde musulman. ‘’Le fait le plus marquant dans cette série [est] la volonté d’appartenir à la communauté mondiale des croyants’’.
M. Ihsanoglu s’est intéressé aussi au rôle de l’OCI dans la prévention des conflits, le développement de la science, de la technologie, etc. L’islamophobie, la coopération économique et commerciale entre les Etats membres, le développement socio-économique au sein de l’OCI sont aussi étudiés par Ekmeleddin Ihsanoglu, qui dirige l’organisation depuis 1980
Source: APS