Kadhafi au Burkina : Démenti du porte-parole du gouvernement

9:40 - September 07, 2011
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Burkina Faso(IQNA)-Le porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré a démenti, hier mardi 6 septembre 2011, les informations faisant état de la présence au Burkina Faso de l’ancien dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi.
Pendant la journée d’hier mardi 6 septembre, de nombreuses rumeurs faisaient état de l’arrivée au Burkina Faso de l’ancien leader libyen, Mouammar Kadhafi et certains de ses partisans. Ils seraient venus par la route, à bord de nombreux véhicules 4X4 en traversant le Niger. "Cette information n’est pas du tout exacte. Nous ne savons pas pourquoi elle a été diffusée ni d’où elle provient. Kadhafi n’est pas au Burkina Faso et nous ne l’attendons pas non plus", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Alain Edouard Traoré dans la soirée du 6 septembre 2011.
Le ministre n’a pas de répit car il était fort sollicité aussi bien par la presse nationale qu’internationale qui voulait vérifier l’information. Le Burkina Faso serait-il prêt à accorder l’asile au guide ? Pour Alain Edouard Traoré, il va de soi que si le colonel Kadhafi venait à demander l’asile au Burkina Faso, ce sont les règles internationales en la matière qui seront considérées.
"C’est sur cette base que nous allons décider d’accorder ou non l’asile au colonel Kadhafi. Nous ne pouvons pas de prime abord dire que nous allons lui accorder l’asile", a précisé le ministre. D’ailleurs, a-t-il ajouté, aucun membre de la famille de l’ex-dirigeant libyen ou ses proches n’ont demandé l’asile au Burkina Faso. Dans l’éventualité d’une intervention du Conseil national de transition (CNT) au pouvoir en Libye, de la France ou de l’Union africaine pour demander au Burkina Faso d’accorder refuge à Kadhafi.
"Ce sont les mêmes règles internationales et les engagements internationaux qui seraient considérés". Le porte-parole du gouvernement rappelle que Ouagadougou a reconnu le CNT, le 24 août 2011 comme seul représentant légitime du peuple libyen. Pour lui, c’est un engagement international qui crée les obligations que le gouvernement burkinabè est disposé à respecter. Mais au-delà, le "Pays des Hommes intègres" est membre de la Cour pénale internationale (CPI), qui a lancé un mandat d’arrêt contre Mouammar Kadhafi. "Nous sommes dans une situation où nous avons l’obligation de respecter nos engagements vis-à-vis de la CPI", a conclu Alain Edouard Traoré.
Pour le moment, selon Alain Edouard Traoré, le gouvernement ne peut pas dire si oui ou non, une éventuelle demande d’asile du guide déchu de la Libye sera accordée.
Source: lefaso.
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