Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant le journal Al-Khalidj, le procès de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak au Caire, entamé début août, entre dans le vif des accusations lundi avec l'audition de témoins pour déterminer les responsabilités dans le meurtre de manifestants durant la révolte du début de l'année.
Contrairement aux premières audiences le 3 puis le 15 août, les débats marqués par l'image de l'ancien raïs, 83 ans, comparaissant allongé sur une civière, ne seront pas retransmis en direct à la télévision. Cette mesure a été décidée le président de la cour pénale, le juge Amed Refaat, manifestement excédé par l'atmosphère survoltée régnant dans la salle lors de la précédente audience, en particulier parmi les avocats des plaignants.
Après des séances relativement formelles, la session de mercredi doit se pencher sur la question de la responsabilité des tirs d'hommes embusqués contre des manifestants lors des événements de janvier et février, qui ont abouti à la démission de l'homme fort de l'Égypte.
L'ancien ministre de l'Intérieur Habib el-Adli est jugé en même temps que Hosni Moubarak pour la répression des journées d'insurrection populaire, qui ont fait officiellement près de 850 morts. Leur responsabilité, si elle est démontrée, est passible de la peine de mort. Hosni Moubarak et ses fils Alaa et Gamal, jugés en même temps que lui, sont également inculpés pour corruption et enrichissement illicite.
La cour cherche à savoir si les ordres de tirer sur la foule ont été donnés sous la seule responsabilité du ministère de l'Intérieur, ou si Hosni Moubarak était aussi impliqué.
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