Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Al-alam, sous la protection de mesures de sécurité renforcées, pourtant quelques manifestants étaient visibles devant l'Académie de police où a lieu le procès, dans une banlieue du Caire.
Le premier témoin, un policier du nom d'Essam Abass Shawky, a déclaré à la cour que M. Adli et ses adjoints avaient participé à une réunion du ministère de l'Intérieur le 27 janvier, au cours de laquelle ils avaient donné l'ordre de tirer à balles réelles si nécessaire pour mettre fin aux manifestations massives contre le gouvernement.
M. Adli a également ordonné d'équiper les policiers d'armes automatiques pour les utiliser dans le centre-ville du Caire le 28 janvier, selon M. Shawky.
Cette réunion a également approuvé l'interdiction des communications mobiles, y compris les appels vocaux et les SMS, à partir du 28 janvier, selon M. Shawky.
Les avocats de M. Moubarak ont mis en doute le témoignage de M. Shawky, mais n'ont pu produire de preuve pour les réfuter. Le policier a également remis un CD prouvant selon ses dires que le ministère de l'Intérieur était impliqué dans le meurtre des manifestants.
Le second témoin, Hussein Abdel Hamid, est un membre de la police qui a assisté à la réunion présidée par M. el-Adli le 27 janvier, lorsqu'ils ont décidé de maintenir le nombre de manifestants à moins d'un million et de les empêcher d'atteindre la place Tahrir en bloquant toutes les routes qui y menaient.
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