Intitulée "Vendredi du retour sur la bonne voie", cette initiative émane notamment de la "Coalition des jeunes de la révolution", réseau militant très actif sur internet, avec le soutien de personnalités comme Mohamed ElBaradei, ancien haut fonctionnaire international et prix Nobel de la Paix.
Les critiques portent aussi sur la préparation des élections législatives prévue en octobre/novembre, que certains accusent de favoriser les islamistes et les anciens partisans de M. Moubarak, toujours actifs sur le terrain.
Les plus gros rassemblements sont attendus place Tahrir au Caire, lieu de manifestation emblématique depuis la révolte qui a fait tomber M. Moubarak le 11 février. Ce gros carrefour du centre-ville est resté le lieu privilégié des nombreuses manifestations qui ont continué après le départ de l'ex-président.
Des rassemblements pourraient aussi avoir lieu devant l'ambassade d'Israël, site sensible aux abords duquel un mur vient d'être érigé par les autorités à la suite de nombreuses manifestations parfois violentes.
Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays, a dans un communiqué mis en garde contre "toute attaque contre les unités militaires, ses personnels et les établissements vitaux" par des manifestants.
Il a mis en demeure les organisateurs d'assurer la sécurité, et promis que les forces de l'ordre "feraient face avec fermeté à tout trouble ou tentative de trouble".
La Coalition des jeunes a de son côté appelé dans un communiqué les manifestants à "rester à l'écart de tout ce qui pourrait provoquer du chaos", et mis en garde contre toute "infiltration par des éléments qui voudraient créer des troubles".
Ces appels à manifester surviennent alors que le pays est par ailleurs engagé dans le délicat procès de M. Moubarak devant une cour pénale du Caire, source d'accrochages entre partisans et adversaires de l'ancien homme fort égyptien.
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