Reprise du procès de l'ex-président égyptien Hosni Moubarak

16:53 - September 11, 2011
Code de l'info: 2185223
Egypte(IQNA)- Une nouvelle audience doit s'ouvrir, ce dimanche, dans le cadre du procès d'Hosni Moubarak. Le témoignage de l'ancien ministre égyptien de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, sera entendu à huis clos pour des raisons de sécurité nationale.
L'ancien ministre égyptien de la Défense, Mohamed Hussein Tantaoui, va témoigner dimanche lors d'une audience à huis clos dans le procès d'Hosni Moubarak qui doit déterminer la responsabilité de l'ancien président dans la mort d'opposants lors des manifestations de janvier.
Tantaoui, qui dirige aujourd'hui le Conseil suprême des forces armées (CSFA), l'instance assurant l'intérim à la tête du pays, pourrait apporter à la justice un éclairage de nature à décider du sort du chef de l'Etat déchu.
Le juge Ahmed Refaat a souhaité que le maréchal Tantaoui qui a servi pendant 20 années comme ministre de la Défense s'exprime à huis clos afin de garantir la sécurité nationale.
Cette décision a provoqué la colère de nombreux Egyptiens qui souhaitaient que les audiences soient publiques.
Le bureau du procureur a indiqué avoir délivré des assignations à comparaître pour Tantaoui, pour le chef de l'état-major interarmes Sami Enan, l'ancien chef du renseignement Omar Souleiman et le ministre de l'Intérieur Mansour el Essaoui, jeudi.
Ces auditions et les témoignages qui seront recueillis pourraient se révéler décisifs pour décider de la culpabilité ou de l'innoncence de Moubarak.
"L'ancien régime étant une dictature, de nombreuses décisions politiques importantes étaient prises en secret par les plus hauts responsables de l'Etat", a expliqué Nabil Abdel Fattah, analyste politique.
Le juge Refaat avait ordonné la semaine passée une procédure accélérée pour juger Moubarak et son ancien ministre de l'Intérieur Habib al Adli accusés de conspiration dans la mort des manifestants et d'incitation à l'usage de balles réelles pour réprimer les mouvements de protestation.
Deux fils de Moubarak, Alaa et Gamal, sont également jugés pour des chefs d'accusation identiques.
Des milliers de personnes ont manifesté vendredi place Tahrir au Caire, lieu emblématique de la contestation qui avait conduit à la chute du gouvernement de Moubarak. Elles réclamaient un calendrier pour la transition vers la démocratie.
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