Guinée : vers l’implication effective de la Zakat dans la lutte contre la pauvreté

14:13 - September 27, 2011
Code de l'info: 2194329
Guinée(IQNA)- Environ 70 hauts cadres et agents de l’État guinéen, ainsi que des responsables d’institutions nationales et internationales prennent part depuis ce matin à un atelier d’information et de formation sur la Zakat au Centre Islamique de Donka.
Organisé par un comité présidé par le directeur général du Fonds National de la Zakat (FONAZAT), cet atelier de cinq (5) jours a pour thème principal : « mobilisation et gestion des ressources de la Zakat dans le contexte de la lutte contre la pauvreté ». Elle vise une bonne mobilisation et une gestion de la Zakat pour contribuer à la lutte contre la pauvreté et l’équilibre dans la société.
Du 26 au 30 septembre, des experts venus d’Arabie Saoudite et de l’Algérie (formateurs) vont familiariser les participants avec la notion de la Zakat, troisième des cinq piliers de l’Islam.
Dans son discours de bienvenue, prononcé à la cérémonie d’ouverture, le directeur général du Fonds National de la Zakat (FONAZAK), El Hadj Dr. Mohamed Lamine Diallo, a levé un coin du viol sur la face cachée de la conception. « La Zakat, le 3ème pilier de l’islam, est un devoir religieux pour tout musulman ou musulmane qui possède un niveau imposable ».
Selon Dr. Mohamed Lamine Diallo, c’est aussi un instrument qui a une importance capitale sur le plan culturel, économique et social.
« Sur le plan socio-économique, la Zakat, bien gérée, est pourvoyeuse d’emplois, génératrice de revenus destinés entre autres aux pauvres et constitue ainsi un facteur de développement et un moyen efficace de lutte contre le chômage et la pauvreté », a-t-il expliqué.
Poursuivant, Mohamed Lamine Diallo a dit que la Zakat est un instrument, à la fois, au service des riches et des pauvres. Et, elle doit être en mesure de faire évoluer le statut social du pauvre de son état de receveur.
En Guinée, a dit M. Diallo, la Zakat telle que pratiquée actuellement n’est bénéfique seulement qu’à une petite échelle.
Pour la faire bénéficier à tous les pauvres et nécessiteux du pays, le directeur abonde dans le même sens que le ministre algérien des Affaires religieuses et des WAKFS qui au cours d’une conférence de presse disait : « la Zakat requiert une gestion scientifique, précise et régulière pour être profitable à tous ».
Les représentants du gouvernement guinéen se sont réjouis de la tenue de cet atelier qui vise à lutter contre la pauvreté -l’un de leurs priorités- et se sont engagés à accompagner le Fonds National de la Zakat.
Contrairement à la Guinée, cet impôt humanitaire constitue une source de revenus très importante dans d’autres pays. C’est le cas au Soudan et en Algérie (Afrique), en Arabie Saoudite, Koweït, Malaisie (Asie) etc. Au premier Forum de la zakat organisé du 23 au 25 septembre courant à Tunis, l’expérience du Soudan, où la zakat représente près de 4% du Produit National Brut, a été présentée comme bon exemple à suivre.
Source: lejourguinee
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