Selon le bureau de l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) en Europe, deux femmes musulmanes vivant en Belgique et portant toutes les deux le voile intégral, "sur la base d'un choix personnel conforme à leurs convictions religieuses", selon leurs explications, avaient saisi la haute juridiction fin juillet, trois jours après l'entrée en vigueur de la loi.
Les deux femmes ont réclamé devant la haute juridiction l'annulation de la loi, expliquant qu'elle aurait pour effet soit de les contraindre à rester chez elle, soit de renoncer à l'exercice de leur liberté religieuse ou encore à courir le risque de se voir infliger une sanction pénale si elles décidaient de sortir voilées.
La Cour disposant d'un an pour se prononcer, elles avaient également requis, en attendant, que la loi soit suspendue. La Cour a rejeté mardi cette demande de suspension, estimant que les plaignantes n'avaient pas démontré "l'existence d'un risque de préjudice grave" causé par l'application immédiate de la loi.
Les deux femmes avaient déjà été verbalisées, l'une en 2009 et l'autre en 2011, pour avoir porté un niqab sur la voie publique à Bruxelles, sur la base de réglementations communales. Elles sont soutenues par une association flamande de défense des droits de l'homme.
"Nous considérons la loi comme une ingérence disproportionnée dans l'exercice des libertés fondamentales, dont la liberté de religion, d'expression, la liberté individuelle et le droit à la vie privée. C'est une mesure discriminatoire", avait déclaré en juillet l'avocat des deux femmes, Ines Wouters.
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