Les créanciers européens et notamment les banques françaises, jusqu'à présent d'importants prêteurs lors des commandes d'Emirates auprès d'Airbus et Boeing, redoublent d'aversion au risque en raison de la crise, a dit à Reuters Tim Clark, président de la compagnie aérienne.
"Nous comptions à vrai dire sur des financements de la part des banques européennes, mais c'est un peu difficile en ce moment", a dit Tim Clark, qui juge que la situation ne devrait pas bouger sur les six à neuf prochains mois.
"Nous avons toujours le marché de la finance islamique sur qui compter et d'autres options de financement nous sont toujours ouvertes", a-t-il souligné, ajoutant que l'idée d'émettre une obligation islamique, ou "sukuk", n'était pas inenvisageable.
Le PDG de la Société générale a prévenu mardi que la banque, qui cherche à réduire la taille de son bilan, comptait réduire de manière "très significative" ses financements au secteur aéronautique, dont elle était jusque-là l'un des grands bailleurs de fonds.
Source: reuters