Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant alyaoum As’sabii, une université islamique indienne a demandé aux autorités de ne pas accorder de visa à l'écrivain britannique d'origine indienne Salman Rushdie, attendu dans dix jours à un festival de littérature, au motif qu'il était l'auteur d'"écrits blasphématoires".
M. Rushdie avait été la cible d'une fatwa lancée en 1989 par l'ayatollah Khomeini qui réclamait son exécution pour son roman jugé blasphématoire envers l'islam, "Les versets sataniques".
Située dans le nord de l'Inde, l'université Darululoom Deoband, célèbre berceau de la pensée islamique et accusé par les médias d'avoir inspiré des groupes tels que les talibans, a appelé l'Inde à annuler le visa de l'écrivain.
"L'homme dont les écrits blasphématoires ont heurté les sentiments des musulmans à travers le monde ne doit pas être autorisé à poser le pied sur le sol indien", a estimé l'un de ses responsables, Maulana Qasim Nomani.
Fondée voici 150 ans dans la ville du même nom dans l'Etat de l'Uttar Pradesh, l'école Deoband a formé des milliers d'imams qui ont ensuite répandu la vision conservatrice de l'"islam Deobandi" en Asie du sud, mais aussi en Europe et aux Etats-Unis.
Salman Rushdie, né à Bombay en 1947, a réagi lundi soir sur Twitter en affirmant qu'il n'avait pas besoin de visa pour se rendre en Inde.
Les organisateurs du festival ont quant à eux souligné que Salman Rushdie avait assisté dans le passé à des événements littéraires en Inde sans aucun incident et qu'il était toujours programmé comme invité les 20 et 21 janvier à Jaipur, au Rajasthan.
Ce festival renommé accueille des dizaines d'écrivains indiens et étrangers pour des lectures et des conférences.
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