Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA), un influent responsable musulman indien a demandé au gouvernement d'interdire à Salman Rushdie d'assister à un festival littéraire ce mois-ci dans son pays d'origine, en invoquant le caractère selon lui blasphématoire des "Versets sataniques", publiés en 1998.
Les musulmans indiens ont protesté dans les différentes villes du pays après la prière de vendredi et ont demandé l’interdiction d’entrée en Inde de l’écrivain blasphématoire Salman Rushdie.
A New Delhi aussi, les manifestants se sont réunis sur la place de Djenter Menter et les musulmans de Bare Banki ont brulé les photos de Salman Rushdie.
De même, les ulémas indiens ont mis en garde le gouvernement indien sur l’entrée de cet écrivain et ont déclaré que l’Etat devrait choisir entre 22 millions musulmans ou un écrivain blasphématoire.
Le maulana Abdul Qasim Nomani, qui dirige le séminaire de Darul Uloom, a déclaré que le gouvernement devait respecter les sentiments des musulmans en empêchant l'écrivain de participer au Festival littéraire de Jaipur, qui commence le 21 janvier. Le séminaire, fondé il y a quelque 150 ans, prêche une pratique austère de l'islam adoptée par des millions de musulmans dans le monde.
Salman Rushdie a passé plusieurs années dans la clandestinité et s'est exilé pour protéger sa vie après que l'ayatollah Ruhollah Khomeini au pouvoir en Iran l'a condamné à mort pour blasphème avec "Les Versets sataniques". Le livre a été interdit en Inde. L'écrivain a depuis acquis la nationalité britannique.
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