Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Mohit, le parti de la liberté et de la justice (PLJ), issu du puissant mouvement des Frères musulmans, a, avec de petites formations alliées, 235 députés, soit 47% des sièges. Il cherche cependant à se démarquer des fondamentalistes salafistes, dont le principal parti, al-Nour, détient près du quart des sièges.
Le journal prorévolutionnaire indique que sur la place Tahrir, à quelques pas du Parlement, de jeunes manifestants campent dans l'espoir de lancer "un nouveau 25 janvier", premier anniversaire de la révolution.
Le PLJ s'emploie en effet depuis des semaines à donner des assurances de modération, souhaitant apparaître comme un parti capable de participer au pouvoir après avoir été longtemps confiné dans la semi-clandestinité.
Le PLJ a déjà fait savoir qu'il avait choisi son secrétaire général, Saad al-Katatni, pour présider l'Assemblée, au terme d'un accord avec d'autres partis.
L'élection sénatoriale doit pour sa part débuter le 29 janvier pour s'achever fin février. Le futur Parlement sera ensuite chargé de désigner une commission qui rédigera une nouvelle Constitution. Une élection présidentielle est prévue avant la fin juin. L'armée s'est engagée à remettre le pouvoir aux civils une fois qu'un président aura été élu.
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