«Les islamistes dérangent les Libyens avant de déranger l'Occident. C'est l'islam modéré qui va régner dans ce pays. 90% des Libyens veulent un islam modéré. Il y a 5% des libéraux et 5% d'extrémistes», a estimé le chef de l'autorité libyenne de transition.
«J'ai confiance, malgré les obstacles posés par les anciens du régime et certains arrivistes. Les élections auront lieu à la date prévue», a jugé M. Abdeljalil.
Le dirigeant libyen a estimé à «pas plus de 2 000 personnes» le nombre de gens visés par la loi interdisant à ceux qui ont participé au régime de Mouammar Kadhafi renversé l'an dernier de se présenter à ces élections.
Il a précisé qu'il ne briguerait pas de poste politique après les élections, se posant en «conciliateur» et en «rassembleur».
Moustapha Abdeljalil a voulu relativiser les incidents qui se sont déroulés la semaine dernière à Bani Walid (170 km au sud-est de Tripoli), un ancien bastion kadhafiste où des violences ont fait sept morts et une dizaine de blessés.
«Il y a eu des incidents entre le petit nombre de révolutionnaires de Bani Walid, qui ont voulu s'octroyer des privilèges, et certains habitants, qui voulaient l'égalité de tous», a-t-il dit.
«La révolution contrôle tout le territoire libyen. Une partie est contrôlée par les forces régulières, l'autre par les révolutionnaires (...). D'ici à deux mois, nous pensons avoir absorbé entre 60% et 70% des combattants révolutionnaires», a jugé M. Abdeljalil.
Le président du CNT a aussi indiqué que «seulement 6 milliards d'euros ont été rapatriés», sur les quelque 100 milliards d'avoirs libyens à l'étranger.
Source: Liberation