Tant que le sang coule dans nos veines, le jour de la vengeance de Moughniyeh viendra

0:35 - February 18, 2012
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Beyrouth(IQNA)- A l’occasion de l’anniversaire du martyre des leaders de la résistance, le Hezbollah a organisé un important rassemblement dans la banlieue-sud de Beyrouth.
Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Almanar, après un mot prononcé en cette occasion par le fils du martyr cheikh Ragheb Harb, le secrétaire général du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a pris la parole via un écran géant. Pendant plus d’une heure et demi, Sayed Nasrallah a évoqué en détail la situation dans la région, notamment la vision israélienne quant aux révolutions dans les pays arabes, les dangers qui pèsent sur la nation arabo-islamique, la situation en Syrie et au Liban.
“Que la paix de Dieu soit sur vous, chers frères et soeurs. Je vous remercie pour votre participation à la commémoration du martyre de nos dirigeants de la résistance, à savoir, cheikh Ragheb Harb, Sayed Abbas Moussaoui et le grand combattant Hajj Imad Moughniyeh. Permettez-moi avant de commencer d’exprimer ma tristesse pour le décès de Sayed Abou Hussein Moussaoui, le père du martyr Sayed Abbas.
Il nous manque dans ce rassemblement auquel il a participé pendant 20 ans consécutifs. C’est dans son giron que son fils Sayed Abbas a été élevé. Il visitait les fronts de la résistance malgré son âge. Il fréquentait les familles des martyrs, et n’acceptait en aucun cas que la résistance s’affaiblisse. Dieu est tellement miséricordieux qu’il est décédé le même jour du martyre de son fils Sayed Abbas. Nous promettons à ce grand Hajj de respecter à la lettre le testament de son fils, et je présente à la famille Moussaoui et à ceux qui aiment la résistance mes condoléances les plus sincères.
En cette occasion, et comme chaque année, nous parlons de nos dirigeants martyrs. Mais si on veut s’attarder sur leurs caractères, on aura beaucoup de choses à dire. Pour cette raison, je me suis habitué à mettre l’accent sur les caractéristiques communes entre ces dirigeants martyrs. L’année dernière j’ai dit qu’ils sont les premiers fondateurs de la résistance.
Ces dirigeants martyrs ont instauré et fixé les bases de notre culture et la méthodologie de cette résistance et de notre parti. Ces leaders martyrs ont pu fixer les piliers de cette voie, et voici l’un des facteurs de la continuité et de la stabilite de cette résistance.
Dans notre région, il nous faut toujours édifier un bâtiment solide pour qu’on puisse protéger le peuple contre toute tempête. Toute communauté humaine ne peut survivre sans fondement solide, elle recule ou capitule face à la moindre épreuve. Celui qui est sans fondement et sans constante devient comme les barbares.
Grâce à ces martyrs, à leur sang, les fondements solides de cette résistance ont été bien ancrés. Même après 30 ans, vous allez trouver cette résistance avec la même décision et ténacité, à la base du slogan lancé cette année: “une volonté invincible”.
Nous ne fondons pas notre position selon nos désirs ou nos calculs confessionnels. Ce qui nous importe le plus est l’intérêt des gens. L’un des piliers de ce fondement est notre position quant au projet sioniste. Nous savons qu’Israël, cette entité usurpatrice est l’outil du projet sioniste dangereux dans cette region. Nous fixons notre position à la base de notre appartenance humaine, morale, nationale et idéologique pour affronter ce projet sioniste.
Le danger de ce projet menace toute la région. Lorsque nous adoptons cette position hostile et absolue face à ce projet, c’est parce que le projet sioniste confisque la terre sainte de la Palestine, occupe la sainte mosquée d’al Qods. Le projet sioniste constitue un danger pour tous les pays et les populations de cette région, quel que soit leurs races, leurs religions, leurs civilisations, donc nous devons tous faire face à ce projet.
Tout combattant dans cette région, en Syrie, au Liban, en Egypte, au Yémen, lorsqu’il s'oppose à Israël défend en effet toute la nation. Les combattants et les martyrs de la résistance au Liban défendaient la Palestine, la Syrie, la Jordanie, et l’Egypte contre le projet sioniste dangereux. C’est le critère primordial à la base duquel nous formons nos alliances et nous adoptons nos positions. Nous évaluons notre comportement sur cette base. Nous nous demandons toujours si chacun de nos comportements sert cet objectif. Nous pouvons également évaluer les autres partis, courants et mouvements à la base de leur position sur AlQuds et sur le projet sioniste.
Les partis islamiques doivent s’auto-évaluer à la base de ce critère, surtout quand on représente un mouvement islamique. On peut reporter ou exprimer implicitement notre position sur différents sujets, mais on ne peut pas se passer de la cause palestinienne, on peut ignorer le danger du projet sioniste. En tant que mouvement islamique, on ne peut qu’adopter une position claire sur la cause palestinienne.
Le même jugement s’applique aux Etats et gouvernements. Nous pouvons les évaluer selon leur point de vue et leur position sur le projet sioniste. Pendant 60 ans, des gouvernements arabes complotaient avec les Etats-Unis et Israël pour défendre et assurer la survie de cette entité sioniste.
Certains régimes arabo- islamiques étaient plus sincères et fidèles avec les Américains et les sionistes pour assurer la réalisation de leur projet. Dautres régimes se sont mis à l’écart concernant la cause palestinienne. Ils ont déçu la Palestine, la Jordanie, qui a toujours des terres occupées, la Syrie. Mais d’autres régimes ont pris une position claire contre ce projet et ont payé très cher le prix de leurs positions.
Quand je me considère islamique ou nationaliste, il n’est pas équitable d’égaliser entre des régimes qui ont tout fait pour protéger Israël et des régimes qui ont tout fait pour protéger la Palestine. Mais voilà que la situation se renverse, les régimes comploteurs deviennent les premiers défenseurs des causes de la région alors que les régimes fidèles à la Palestine deviennet méprisés.
Il faut aborder l’affaire sous un angle global, sans fanatisme, sans préjugés, et ne pas aborder cette cause sous un angle étroit. A propos de la situation dans la région, il faut l’aborder selon la vision israélienne. Comment se comporte l’entité sioniste face aux défis et aux développements dans la région, surtout en Palestine, en Egypte et en Irak? Les gouvernements arabes sont tous occupés et négligent la cause palestinienne.
La Syrie en effet occupe le devant de la scène, tout le monde se mobilise contre la Syrie. Et ce qui se passe en Egypte est aussi important. Pendant ce temps, le projet de judaïsation se poursuit, les souffrances des détenus s’accentuent, un grand nombre d’entre eux ont entamé une grève de la faim , dont khodor Adnane qui est en grève de la faim depuis plus de 60 jours, et il risque la mort. Où est la ligue arabe? Si Adnane était Israélien, la réaction aurait été différente. Les gouvernements et les régimes arabes se seraient impliqués pour garantir la santé de cet Israélien.
Les Israéliens sont inquiets et confus actuellement face aux développements dans la région. Les hauts responsables politiques et militaires se sont exprimés en ce sens. Depuis quelques jours, s’est tenu le congrès d’Herzylia dans l’entité sioniste, au cours duquel les dirigeants sionistes ont exprimé leur angoisse existentielle. Ehud barack a dit que les défis politiques sont plus cruciaux que jamais. Barack considère que le danger est plus grand actuellement. Israël évoque actuellement l’angoisse existentielle à cause de la volonté politique, de la ténacité, et de la résistance dans la nation.
Après le retrait israélien unilatéral du Liban et de Gaza et après la guerre de Juillet 2006, il est devenu clair pour Netanyahu qu’Israël n’est plus cet Etat invincible. Même les amis d’Israël se posent des questions à cet égard. L’inquiétude hante l’esprit israélien, parce que les piliers de la force d’Israël ont été ébranlés: les aides américaines diminuent, les négociations soi-disant de paix sont presque annulées, les régimes ayant offert des services majeurs à Israël, comme celui de Hosni Moubarak ont disparu.
L’Irak qui protégeait le front Est d’Israel est devenu aujourd’hui l’allié de l’Iran, selon Netanyahu. La guerre du Liban et de Gaza ont montré que les forces aérienne et terrestre sont incapables de gagner une guerre. Parmi les piliers de la force de l’ennemi figure la faiblesse de la nation. L’ennemi parle actuellement de facteurs de force dans cette nation. Meïr Dagan a dit que le Hezbollah a une force balistique plus forte que plus de 90% des pays du monde. Cette annonce suffit à elle seule pour dissuader l’ennemi de commettre une quelconque attaque. De grands défis menacent les Israéliens, mais l’ennemi veut exploiter les dernières chances qui se présentent devant lui. Nous devons tous l’empêcher de profiter de cette occasion.
En Egypte, l’ennemi mise sur l’élection d’un nouveau président qui torpille la volonté populaire ou qui entraine le pays dans le chaos. Je m’adresse au peuple égyptien: dans chaque incident sécuritaire, cherchez les mains sionistes et américaines.
Concernant les explosions en Inde, en Thailande, et en Géorgie, nous n’avons aucune relation avec elles. Certes, le sang du martyr Imad Moughniyeh va continuer à les pourchasser. Ils savent bien que notre vengeance ne touchera pas de soldats ou des Israéliens ordinaires. Ceux qui sont visés se connaissent bien, et prennent des mesures sécuritaires très strictes. Tant que le sang coule dans nos veines, le jour de la vengeance de Moughniyeh viendra. Mais entre une vengeance proche mais inadéquate et une vengeance lointaine mais à la hauteur du sang du martyr nous préfèrons le deuxième choix.
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