Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant taqadoumiya, le ministre tunisien des Affaires religieuses Nourredine Al-Khademi a jugé "prioritaire" de dresser un inventaire de la situation dans les mosquées tunisiennes, dont des centaines sont tombées dans le giron de groupes extrémistes.
"C'est un chantier prioritaire pour mon administration", a déclaré le ministre qui estime à quelque 400 le nombre de mosquées tombées sous la coupe de salafistes, sur les quelque 5.000 en Tunisie.
"Les problèmes graves concernent une cinquantaine de mosquées, pas plus", a précisé le ministre, à propos d'imams expulsés par la force et de fidèles obligés de changer de mosquées.
A Sidi Bouzid par exemple, la ville du centre du pays d'où est partie la révolution, une des deux grandes mosquées a été prise par des salafistes depuis plus d'un an et les habitants la surnomment depuis "mosquée Kandahar" (en référence à la ville bastion historique des talibans en Afghanistan).
"Mais des centaines d'autres lieux de culte connaissent des problèmes administratifs: il n'y a pas d'imam, ou pas de muezzin, pas d'administrateur", a précisé M. Khademi, lui-même imam à la mosquée El-Fateh de Tunis, d'où partent souvent des manifestations organisées par des groupes salafistes.
Le ministère a lancé un inventaire pour recenser la situation dans toutes les mosquées du pays et une "commission de sages" présidée par le ministre sera annoncée la semaine prochaine.
"D'ici ramadan (le mois saint musulman prévu cette année vers le 20 juillet, ndlr), le calme sera revenu dans nos mosquées", a-t-il assuré.
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