Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant le journal Alriyadh, débats, conférences et ateliers vont se succéder durant quatre jours au Parc des expositions du Bourget (93).
Une rencontre démarrée, cette année, par une conférence de presse du président de l’UOIF, Ahmed Jaballah. Les journalistes, français et étrangers, ont répondu présents, une semaine après l’interdiction de six conférenciers programmés au salon.
Un peu de retard au démarrage pour la Rencontre annuelle de l’UOIF, mais après les vérifications de sécurité d’usage, les premiers visiteurs ont enfin pu faire leur prière collective du vendredi − dont le prêche fut prononcé par Ahmed Jaballah lui-même, président de l'UOIF mais aussi imam −, puis fouler les allées du salon commercial du GEDIS, avant le début du programme des conférences qui aura pris une heure de retard, vendredi 6 avril.
Et le jour même de l’ouverture du salon, le président de l'UOIF s’est présenté à la presse. Une première. Objectif : répondre aux questions des journalistes, venus nombreux cette année, après l’interdiction par le gouvernement de six conférenciers, initialement prévus dans la programmation de la Rencontre, et affirmer le rôle institutionnel de l’UOIF comme fédération « connue et reconnue, présente depuis des années sur le sol français et qui travaille toujours en collaboration avec les autorités compétentes dans ces actions ».
« Nous n’avons pas compris pourquoi on nous demandait d’organiser cette rencontre dans la sérénité, cela a toujours été le cas », confie Ahmed Jaballah devant le parterre de journalistes venus assister au lancement de la 29e RAMF. Une référence à la lettre de Nicolas Sarkozy, à destination du bureau de l’UOIF, pour expliciter la décision du gouvernement d’interdire certains prédicateurs étrangers sur le territoire français, alors que les « débordements » éventuels seront attentivement observés, en premier lieu par l’UOIF qui assure être « encore plus vigilante pour que le rassemblement puisse se passer, comme tous les ans, dans le calme ».
« L’UOIF n’a jamais donné de tribune aux prédicateurs de haine et de violences », ajoutera M. Jaballah.
« Le gouvernement confond-il alors antisémitisme et antisionisme ? », demande un journaliste. « Oui » répond Ahmed Jaballah, qui dit s’opposer fermement à « des propos antisémites qui ne sont pas dans notre vision des choses ».
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