Selon l'Agence Internationale de Presse Coranique(IQNA) citant Al-Alam, le texte, qui doit encore être approuvé par l'armée, au pouvoir depuis la chute de M. Moubarak, pourrait entraîner l'invalidation de candidature à la présidentielle fin mai de l'ex-chef des services de renseignements du raïs déchu, Omar Souleimane.
L'amendement prévoit d'"interdire à tout président, vice-président, Premier ministre ou membre dirigeant du Parti national démocrate (PND, parti de M. Moubarak NDLR), maintenant dissous, d'exercer des droits politiques pendant dix ans", ont décidé les députés lors de la session parlementaire, diffusée à la télévision.
Le texte s'applique aussi aux cadres de l'ère Moubarak ayant servi durant les dix années qui ont précédé sa chute en février 2011.
Ainsi, la candidature du dernier chef de gouvernement de M. Moubarak, Ahmad Chafiq, pourrait également être remise en cause.
Cette annonce intervient alors que les Frères musulmans et des groupes islamiqstes ont appelé à une grande manifestation vendredi au Caire pour réclamer que l'adoption de cette mesure.
M. Souleimane, ancien vice-président et chef du Renseignement, avait provoqué la surprise en annonçant sa candidature à la présidence égyptienne. Beaucoup s'étaient étonnés de voir un proche de l'ancien président revenir sur le devant de la scène politique après la "révolution" de janvier-février 2011.
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