Violente répression des manifestants au Bahreïn

14:26 - April 23, 2012
Code de l'info: 2310865
Bahreïn(IQNA)- Le corps de Saleh Abbas Habib, ancien prisonnier politique en 1990 et opposant bahreïni, a été découvert sur le toit d'une maison à Manama.
Son corps portait des traces de torture et il avait été abattu par une balle dans la tête.
Selon le journal Guardian, lui et ses compagnons qui ont disparu, avaient été frappés et torturés par les forces de police.
Tariq Al Hassan, responsable de la police du Bahreïn, pour calmer les gens, a promis de faire une enquête sur ce meurtre et de diffuser les résultats de l'autopsie.
Les photos du cadavre ont été rapidement diffusées augmentant la colère populaire. Les gens au lieu de revenir chez eux, sont descendus dans la rue et ont accusé le gouvernement de toutes ces violences.
Le gouvernement qui se refuse à reconnaitre ce qui se passe dans le pays parle sans cesse "d'erreurs" et "de dérapage".
Le parti chiite Al Wifaq s'est montré inquiet suite à des changements effectués sur le lieu du crime dont a parlé dimanche, le journal Guardian sur son site internet.
Khalil Marzuq, membre de ce parti, a déclaré que le gouvernement et les forces de police n'étaient pas qualifiés pour cette enquête.
Des images montrent que les forces de police ont autorisé des bandes armées de bâtons et de barres de fer, qui soutiennent le régime, à attaquer les manifestants en toute impunité.
Aucune confiance ne règne entre les gens et le régime.
Il n'existe d'autre part aucune instance capable de juger ces délits qui pourrait réinstaurer cette confiance.
Le régime d'Hamed ben Issa Al Khalifa ne reconnait pas l'identité des chiites qu'il réprime avec violence, il ne semble donc pas que la situation se calmera au terme des compétitions de F1 et tant que le régime n'abandonnera pas cette politique de répression et de violence.
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