Un porte-parole des services d'immigration, cité lundi soir par l'agence officielle Bna, a indiqué que Mme Gomes a donné à son arrivée des indications "non précises" sur son identité, ce qui a justifié un refus de visa. Le mouvement chiite Al-Wefaq, principal parti de l'opposition, a dénoncé cette décision, y voyant une tentative du régime de "dissimuler la réalité de la situation des prisonniers politiques" dans le pays.
La justice bahreïnie a ordonné lundi un nouveau procès pour des opposants, dont M. Khawaja, condamné à perpétuité, par un tribunal spécial, pour complot contre la dynastie sunnite, et qui est en grève de la faim depuis le 8 février. Après Human Rights Watch, Amnesty International, a critiqué cette décision et appelé, dans un communiqué, à libérer l'opposant et ses codétenus.
M. Khawaja et les 13 autres opposants "n'ont rien fait qu'exprimer leur points de vue et doivent être libérés immédiatement", a estimé Ann Harrison, adjointe du responsable d'Amnesty pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord. Human Right Watch a lancé lundi soir un appel dans le même sens, en estimant que le verdict initial n'avait pas respecté les droits des condamnés.
En juin 2011, un tribunal d'exception avait condamné M. Khawaja et vingt autres opposants, dont sept jugés par contumace, pour avoir fomenté un complot contre le régime. Sept ont été condamnés à la perpétuité et les autres à des peines allant de deux à 15 ans de prison.
Le procès s'était déroulé pendant l'état d'urgence proclamé de mars à juin 2011 à Bahreïn, dans la foulée de la répression d'un mois de protestations populaires animées par des chiites, majoritaires dans ce royaume dirigé par une dynastie sunnite.
Source: portalangop