Abdoullah II, roi de Jordanie, lors d'une rencontre le 18 mai 2012, avec Khaled ben Sultan ben Abdoul Aziz, ministre saoudien de la défense, a souhaité la poursuite de la coopération entre les deux pays.
L'Arabie saoudite depuis des années, défend les intérêts des Etats-Unis dans la région du Golfe persique et recherche l'appui de la Jordanie qui jouit d'une place stratégique et géopolitique importante dans la région.
L'éveil islamique a conduit les responsables politiques des deux pays à des divergences dans la façon de réagir à ces mouvements populaires et de poursuivre leurs objectifs dans la région.
Les deux parties en présence ont abordé les questions commerciales, les évolutions dans la région et la création de deux pays indépendants dans les territoires occupés.
L'Arabie saoudite est le principal soutien des Occidentaux dans la région et la Jordanie, le premier pays arabe à avoir reconnu Israël et le principal allié de l'Arabie saoudite.
Mais les évènements dans la région ont conduit les deux monarques à avoir des vues différentes sur d'importantes questions politiques.
L'Arabie saoudite avait tenté d'utiliser la Jordanie pour faire transiter des armes en direction de la Syrie mais s'est opposée à un refus du roi Abdoullah II qui à cause des problèmes et de la corruption économiques qui règnent dans son pays, et pour obtenir les aides saoudiennes, a finalement accepté de fournir des armes aux dissidents syriens en mars 2011.
Les divergences ont augmenté quand l'Arabie saoudite dans son projet d'union, a invité les deux royaumes de Jordanie et du Maroc qui contrairement à l'Arabie saoudite, avaient réussi à apaiser de façon relative, les mouvements d'opposition intérieurs par certaines réformes politiques.
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