Sayed Hassan Nasrallah: La résistance garantit l’entité et la puissance du Liban

13:37 - August 05, 2012
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Beyrouth(IQNA)- Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Sayed Hassan Nasrallah a estimé que la résistance garantissait l’entité et la puissance du Liban et qu’elle soutenait le peuple libanais.
Selon le site d’information Al Manar, lors des propos tenus mercredi 1er août dans les cérémonies de rupture de jeûne organisées par le conseil de soutien à la résistance islamique, sayed Hassan Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah libanais a indiqué : « Certes Israël a essuie un échec en 2000 et le Liban a remporté une victoire et un succès historique. Il a chassé Israël de son territoire. Toute autre expression est une folie ou bien vient de la jalousie. Personne n’en doute que cette victoire, après Dieu venait de la résistance libanaise et non pas de la communauté internationale ou de la Ligue Arabe et non de toute autre personne. C’est une chose également que personne ne rejette sauf les hommes jaloux ou les gens orgueilleux. »
« Tout le monde sait, a-t-il précisé, qu’après la victoire de 2000, la résistance n’a cherché à prendre en main le pouvoir, elle n’a même fait parie du pouvoir, mais qu’elle a dédié cette victoire aux Libanais et dit au gouvernement qu’il devait se charger de la responsabilité de soutenir les frontières. »
Nasrallah a encore dit : « Après la victoire de 2000, les Etats-Unis et Israël ont placé à l’ordre du jour, la fin de la résistance et de son arme, parce que le Hezbollah était le plus important groupe de la résistance et ils voulaient éliminer l’arme d’un groupe qui avait imposé la défaite à Israël. Certains groupes politiques au Liban ont accepté cet objectif et c’est ainsi que le Hezbollah a été placé devant un nouveau conflit politique et une nouvelle campagne à savoir le désarmement de la résistance. »
« En 2004, a-t-il ajouté, et avant l’adoption de la résolution 1559, les Libanais notamment le 14 mars faisaient semblant que des négociations secrètes étaient en cours avec les Syriens. Un gouverneur arabe a proposé à Bachar el Assad que s’il désirait rester au Sud du Liban, il devait accepter le désarmement du Hezbollah et des Palestiniens, mais Assad l’a rejetée parce que le point de vue de la Syrie s’appuie sur le soutien à la Syrie et au Liban face à Israël. »
Le secrétaire général du Hezbollah libanais a souligné : « A l’époque j’ai eu de longs entretiens avec le premier ministre Rafiq Hariri et nous nous sommes mis d’accord de maintenir l’arme du Hezbollah jusqu’au jour où il y aurait un compromis global dans la région et que nous allons ensuite nous décider de l’arme de la résistance. Saad Hariri avait annoncé qu’il complèterait l’accord conclu avec son père. »
Nasrollah a précisé : « Les débats ayant eu lieu dans le cadre du dialogue national ne visent pas la protection du Liban, mais l’autre partie (la coalition du 14 mars soutenue par l’occident) nous demande de lui livrer nos armes. »
« La coalition du 14 mars ne se trouve pas à table pour parler des mécanismes de protéger le Liban, mais pour parler d’un seul sujet : Les Etats-Unis veulent les armes, rendez les leur », a-t-il ajouté.
Nasrollah a indiqué : « Leur demande en ce qui concerne la restitution de l’arme de la résistance ne vise pas à soutenir le Liban, mais à se libérer de l’arme de la résistance. »
« Ce qui protège aujourd’hui le Liban, a-t-il ajouté, c’est l’équilibre entre la dissuasion et la peur, cela veut dire que tout comme le Liban qui a peur d’Israël, ce dernier aussi doit avoir peur du Liban. Ce qui forme l’équilibre de dissuasion c’est la peur d’Israël de ceux qui ont l’arme. »
« Si l’arme est remise au gouvernement il perdra le pouvoir de dissuasion, à ce moment-là les américains demanderont aux responsables libanais de ne réagir face aux agressions israéliennes, parce que les mécanismes de prise de décision sont éliminés dans notre système et Israël pourra décider de nous ignorer ou de nous éliminer », a précisé Nasrallah.
« Nous avons besoin, a-t-il souligné, d’une stratégie de libération et à la table des négociations, nous allons définir une stratégie pour libérer nos territoires occupés par les sionistes. Si le gouvernement ne veut pas déterminer une telle stratégie, les habitants du Sud du Liban ont droit et tout libanais a droit à déclarer qu’une partie du territoire libanais reste encore sous l’occupation et dans ce cas nous allons agir selon notre responsabilité. »
Le secrétaire général du Hezbollah libanais a encore précisé: « Quand le gouvernement se décharge de cette responsabilité, cela veut dire qu’il a remis cette importante mission au peuple. »
Tout en rejetant d’établir un rapport entre la résistance et l’arme illégale, Nasrallah a indiqué : « Nous acceptons de coopérer et de débattre de la résistance pour arriver à un résultat, à condition que les parties participant au dialogue cherchent sérieusement à maintenir la dignité, les biens et l’honneur du peuple libanais. »
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