Aucune autre précision n’a été donnée à ce sujet dans les résolutions et le communiqué final lus par le ministre saoudien des Affaires étrangères, Nizar Obeid Madany, et le Secrétaire général de l’OCI, le Turc, Ekemeleddin Ihsanoglu, mais à l’ouverture des travaux le président en exercice de l’organisation, Macky Sall, le chef de l’Etat sénégalais, en avait donné un aperçu.
En effet, en faisant une proposition dans ce sens, il avait déclaré qu’un représentant spécial de l’OCI pour la zone sahélo-saharienne aidera l’organisation à « mieux suivre la situation au nord Mali et les autres pays concernés et contribuer aux efforts de règlement de cette crise majeure ».
En attendant la nomination d’un Envoyé spécial, les dirigeants de l’OCI se sont clairement prononcés pour « la préservation de l’intégrité, de l’unité territoriale et de la souveraineté de la République du Mali ».
Il s’agit là d’ «une position de principe », soulignent-ils, non sans ajouter qu’elle rejoint la ligne défendue par le Roi saoudien, Abdallah Bin Abdel Aziz Al Saoud, fervent militant des « causes africaines et islamiques et qui sont de nature à contribuer à l’instauration de la sécurité, la stabilité et le développement durable » des Etats.
Le quatrième Sommet de l’OCI réaffirme en outre son « entière disponibilité » au gouvernement d’union nationale de transition au Mali tout en lançant un appel à « tous ses Etats membres » à soutenir et assister le pouvoir central de Bamako.
Les efforts déployés dans ce sens par la CEDEAO ainsi que les pays du champ (Algérie, Mali, Mauritanie et Niger) sont à saluer et à encourager, estiment les dirigeants du monde musulman qui, par ailleurs, « condamnent énergiquement » les actes perpétrés par « les groupes terroristes » dans le Nord du Mali.
Entre autres mesures, le Sommet « appelle l’ISESCO à s’impliquer dans la protection et la sauvegarde » des sites du nord du Mali classés patrimoine culturel mondial par l’UNESCO.
Deux autres résolutions ont été adoptées et elles portent d’abord sur la défense de la cause palestinienne et l’importance que représente pour les musulmans Al-Qods Al Charif, ensuite sur la communauté musulmane rohyngya du Myanmar en Birmanie.
En droite ligne de leur solidarité avec les peuples palestinien et rohyngya, les dirigeants de l’Organisation de la coopération islamique ont convenu d’ « une charte de Makka Al Moukarramah pour le renforcement de la solidarité islamique ».
Dans ce document, ils réaffirment leur volonté de tout faire pour « éviter la discorde et la sédition », de travailler à la promotion de l’entraide entre les musulmans et de « concrétiser les aspirations de leurs peuples ».
Pour ce faire, ils s’engagent à prendre connaissance des « problèmes » de leurs administrés et « d’établir la bonne gouvernance » tout en approfondissant « les valeurs de la concertation, du dialogue et de justice ».
Source: lesoleil