"Ceux qui ont commis ce crime barbare qui ne satisfait ni Dieu, ni son prophète œuvrent à la corruption sur terre, à la destruction des maisons de Dieu et des lieux sacrés des musulmans, à la dilapidation du patrimoine musulman, dans une tentative d’entraîner la Libye, dans un conflit confessionnel et une guerre civile", souligne Dar al-Iftaa dans un communiqué relayé par la presse arabe.
Des islamistes radicaux avaient détruit le mausolée de cheikh Abdessalem al-Asmar, l’un des plus grands soufis, et ont mis le feu dans la bibliothèque qui lui est attenante. Ils ont démoli également le mausolée d’un autre cheikh soufi, Ahmed Zarrouk.
Ces groupes extrémistes ont par ailleurs réduit en ruines à coup de pelleteuse le mausolée d'Al-Chaab al-Dahmani à Tripoli et profané son tombeau.
Suite à cette escalade de violence, le ministre de l’Intérieur libyen, Fawzi Abdelali, a jeté l’éponge après les critiques du Congrès général national (CGN), la plus haute autorité politique du pays, qui a accusé ses forces de laxisme.
Dimanche lors d'une session extraordinaire, les membres du CGN, issu des premières élections libres du 7 juillet en Libye, ont pointé du doigt les membres de la Haute Commission de sécurité (HCS) accusés de laxisme, voire d'implication notamment dans la destruction des mausolées, selon des sources concordantes.
A Tripoli, des dizaines de personnes ont répondu à un appel lancé sur les réseaux sociaux pour dénoncer la destruction par des islamistes radicaux de mausolées de saints musulmans.
Mohamed al-Megaryef, président du congrès élu, a dénoncé la destruction du patrimoine culturel et musulman libyen, promettant de poursuivre les responsables.
Source: Gnet