Selon l’Agence Internationale de Presse Coranique citant tayyar.org, arrivé dimanche en Mauritanie pour une visite de travail de trois jours, le chef de la diplomatie libanaise Adnane Mansour s’est entretenu avec le président mauritanien Mohammad Ould Abdel Aziz avec lequel il a abordé la question.
M. Mansour a discuté de « la contribution mauritanienne » dans le cadre de l’enquête menée par Beyrouth au sujet du « présumé assassinat » en Libye de Moussa Sadr.
Interrogé par la presse, M. Mansour a affirmé que l’entretien avec le président mauritanien a été pour lui l’occasion de discuter de ce sujet « qui préoccupe beaucoup les Libanais ».
« Nous comptons beaucoup sur les autorités mauritaniennes pour nous aider à ce sujet. Nous continuons à poursuivre les enquêtes sans grand bruit, mais avec la fermeté requise aux fins de parvenir à la vérité » sur cette disparition, a-t-il dit, sans plus de détails.
C’est la présence dans les prisons mauritaniennes de l’ex-chef des renseignements libyens Abdallah al-Senoussi qui permet d’espérer l’obtention d’éléments d’information sur la disparition de Moussa Sadr, non résolue depuis 34 ans.
En août 1978, l’imam Moussa Sadr avait été invité en Libye par le régime de Mouammar Kadhafi. Il y était arrivé accompagné de son bras droit et d’un journaliste. Depuis lors, les trois hommes n’ont plus donné signe de vie. Tripoli a toujours affirmé que l’imam avait quitté la Libye pour l’Italie.
Kadhafi a été renversé et tué en 2011. Son chef des services de renseignements et beau-frère, Abdallah al-Senoussi, a fui la Libye et a été arrêté en mars en Mauritanie. M. Senoussi, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) et par la Libye, a été inculpé en mai à Nouakchott pour être entré illégalement et sous une fausse identité en Mauritanie, et le président Ould Abdel Aziz a indiqué qu’il y serait jugé avant toute décision concernant son éventuelle extradition.
La visite de M. Mansour en Mauritanie intervient après les contacts entre le ministre libanais et son collègue mauritanien à Téhéran, en marge de la réunion des pays non-alignés.
Quand les responsables libanais avaient contacté Nouakchott pour évoquer la visite du ministre des Affaires étrangères en Mauritanie pour discuter de ce dossier, la réponse a été « bienvenue ».
La délégation libanaise comprend, en plus d’Adnan Mansour, deux membres de la commission spéciale chargé du suivi du dossier de l’imam Sadr, le directeur général des expatriés, au ministère des Affaires étrangères, Heyssam Djom’a, et le juge Hassan Chami.
1091424