La minorité musulmane est totalement rejetée par les autorités et le reste de la population. Des centaines de moines ont défilé, dimanche 2 septembre, pour approuver l’idée, évoquée par le président birman Thein Sein, d’expulser les Rohingyas du pays.
« Protégeons notre Mère la Birmanie en soutenant le président », pouvait-t-on lire sur une banderole brandie par des moines. D’autres ont ouvertement critiqué l’envoyé spécial de l’ONU Tomas Ojea Quintana, qu’ils accusent de partialité en faveur des Rohingyas.
L’organisation internationale et d’autres ONG comme Human Rights Watch ont raison de s’inquiéter du sort de cette minorité.
Après les violences qui les ont opposés aux bouddhistes de l’ethnie rakhine, en juin, les autorités ont d’ailleurs perpétré meurtres, viols et arrestations de masse à l’encontre des musulmans rohingyas.
En Birmanie, ils sont constamment discriminés. La loi sur la citoyenneté de 1982 les prive de la citoyenneté birmane, soit un nombre estimé de 800 000 à 1 million de personnes.
Durant les émeutes, des milliers de Rohingyas ont essayé de fuir au Bangladesh mais les autorités de ce pays voisin n’ont pas hésité à les refouler à maintes reprises.
Selon les sources officielles, ces violences n’auraient pas fait plus de 90 morts dans les deux camps. Mais des groupes de défense des droits de l’homme considèrent que le bilan réel est beaucoup plus élevé.
Source: Saphirnews