Srebrenica(IQNA)- "Une victoire des Serbes à Srebrenica, aux municipales de dimanche, serait une catastrophe, la dernière étape du génocide!", s'exclame Kada Hotic, une veuve musulmane dont le mari et le fils ont été tués dans le massacre perpétré en 1995 dans cette ville de Bosnie orientale.
Peu de musulmans ont regagné Srebrenica après la guerre de 1992-95, mais la loi autorisaient jusqu'à maintenant tous ceux qui avaient fui la ville à voter aux municipales et conserver une majorité pour élire un maire musulman, tout en habitant ailleurs en Bosnie.
Cette exception avait été imposée par la communauté internationale, dans le but de les encourager à regagner leurs foyers. Cette année, les formations politiques serbes se sont opposées à une prolongation des règles électorales particulières pour Srebrenica et la communauté internationale a refusé de s'immiscer. Ainsi, seules les personnes ayant une adresse à Srebrenica pourront y voter.
"La communauté internationale nous a abandonnés devant un génocide en juillet 1995, quand nous étions une zone protégée de l'ONU. Ils nous abandonnent une nouvelle fois maintenant", martèle Mme Hotic, qui vit aujourd'hui à Sarajevo.
Dans le massacre de Srebrenica, qualifié de génocide par la justice internationale, les forces serbes de Bosnie ont tué quelque 8.000 hommes et adolescents musulmans et ont expulsé l'ensemble de la population musulmane.
Source: portalangop