Birmanie: Barroso veut l'arrêt des violences et offre une aide humanitaire

11:44 - November 05, 2012
Code de l'info: 2442924
Rangoun(IQNA)- Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a appelé samedi à Rangoun à l'arrêt des violences entre bouddhistes et musulmans dans l'ouest de la Birmanie et s'est engagé à fournir une aide humanitaire, à l'issue d'un entretien avec le président birman Thein Sein.
Plus de 110.000 personnes ont été déplacées depuis les premières violences intercommunautaires en juin dans l'Etat Rakhine, qui ont repris depuis octobre et provoqué la fuite de près de 30.000 autres. De nombreuses personnes de part et d'autre ont été tuées et leur maison brûlée.
La plupart des déplacés sont des Rohingyas, une minorité musulmane apatride décrite par l'ONU comme l'une des communautés les plus persécutées de la planète, et considérée par beaucoup de Birmans comme illégale.
"On est profondément inquiet par ces événements (...) On espère que tous les responsables appelleront à la retenue", a déclaré M. Barroso dans un discours dont le texte a été communiqué à Bruxelles.
"L'Union européenne (UE) est prête à mobiliser quatre millions d'euros (5 millions de dollars) pour une aide humanitaire immédiate, à condition que l'accès à la zone concernée soit garanti", a-t-il ajouté.
M. Barroso s'exprimait lors de la visite d'un centre pour la paix flambant neuf à Rangoun.
L'UE a apporté 700.000 euros pour la construction de ce centre destiné à faciliter "le dialogue entre tous ceux qui sont concernés par les processus de paix ethniques en Birmanie", précise un second communiqué de la Commission.
Ce premier apport sera complété dans les semaines ou les mois à venir par "une enveloppe significative, également au bénéfice des communautés ethniques", souligne le texte. Au total, l'UE contribuera à hauteur de 30 millions d'euros au processus de paix en 2013.
Depuis la dissolution de la junte en mars 2011, le gouvernement dit "civil" du président Thein Sein a entamé des négociations avec les groupes rebelles des minorités ethniques dont beaucoup n'ont jamais pacifié leurs relations avec le pouvoir central depuis l'indépendance en 1948.
Source: tempsreel.nouvelobs
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