Sayed Nasrallah: C’est la force dissuasive de la résistance qui protège le Liban

8:30 - November 13, 2012
Code de l'info: 2447245
Beyrouth(IQNA)- Le secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, a affirmé ce lundi, lors de la commémoration de la journée du martyr, que la résistance ne reculera pas d’un iota et poursuivra son développement face à l’ennemi israélien.
Sayed Nasrallah a lancé, à l’adresse des forces du 14 mars, que c’est la force dissuasive de la résistance qui protège le Liban. Le secrétaire général du Hezbollah a en outre appelé les Libanais à la vigilance face aux campagnes d’incitation confessionnelles orchestrées par les chrétiens du 14 mars. Ces derniers veulent entrainer le Liban dans un conflit entre sunnites et chiites.
‘’A l’occasion de la journée du martyr, je voudrais saluer les familles des martyrs qui ont sacrifié leur bien-aimé et affirmer notre engagement à poursuivre leur chemin.
Dans la journée du 11/11/1982, le prince des martyrs Ahmad Qassir a effectué son opération martyre qui a ouvert une nouvelle ère celle de la défaite de l’ennemi et des victoires de la résistance. Cette opération reste la plus importante de l’histoire du conflit arabo-israélien, au niveau des conséquences et du fait qu’elle a brisé le tabou de la peur de l’ennemi.
Dans cette journée, la résistance islamique fête ses 30 ans. 30 ans de travail, 30 ans de victoire…
Certains veulent que nous- (ainsi que les peuples arabes et islamiques)- oublions notre passé, et nous nous lions à un présent erroné et falsifié. C'est-à-dire le résistant historique devient un espion ou un accusé alors que le collaborateur historique devient un nationaliste délivrant les certificats de patriotisme.
Il est douloureux que ceux qui ont été les alliés des Israéliens, des espions au profit de l’ennemi israélien se présentent comme des martyrs de la nation alors que nous affrontons l’ennemi depuis 30 ans déjà.
Il est douloureux qu’il faut qu’on s’asseye depuis des années avec ceux qui ont de tels passés (en allusion à la collaboration du chef des Forces Libanaises Samir Geagea avec les Israéliens) sur la table du dialogue pour discuter de la stratégie de défense et des modalités de la défense du Liban et de son peuple.
Côté israélien, ils (les Israéliens) reconnaissent la force dissuasive de la résistance. Et ce point fait l’unanimité au sein des dirigeants, des partis, des médias, des experts et de l’opinion publique israéliens. La nouvelle force de la dissuasion, crée par la résistance, s’affermit et se consolide à travers l’attachement entre le peuple, l’armée et la résistance au Liban.
Le drone Ayoub est une démarche développé dans cette logique. Si nous détenons des capacités militaires sans informations précises, ces capacités seront sans effet. Les missiles sans informations et coordonnées n’ont aucun sens, d’où l’importance de l’équation du drone Ayoub. La résistance avance à grand pas. Et l’ennemi israélien réalise ce que veut dire que la résistance acquiert de tels renseignements. Les frères et les sœurs d’Ayoub ainsi que d’autres moyens constituent la source de nos renseignements militaires.
Qu’est ce qui s’est passé au Liban après le lancement du drone Ayoub? Les condamnations et les positions donnant raison à l’israélien de mener une agression contre le Liban ont afflué. Or, l’ennemi israélien n’est pas un serviteur chez les forces du 14 mars et cherche à exécuter ses propres intérêts. L’équation de la dissuasion l’a empêchée de mener une agression contre le Liban.
A ceux (les forces du 14 mars) qui posent des conditions pour participer au dialogue ou le boycottent, je dis : Votre absence ne met pas la pression sur nous, vous vous mettez la pression sur vous-mêmes. Nous n’avons pas le droit de poser nos conditions?
En réalité, c’est notre morale qui nous a dicté de s’asseoir sur la table du dialogue pour discuter de la stratégie de défense. Quand vous voulez revenir vous êtes les bienvenus, et si vous ne voulez pas, on vous dit : au revoir « Allah Ma3koun ».
Il y a beaucoup de partis libanais qui ont combattu l’ennemi israélien, à savoir: le parti communiste libanais, la Jamaa Islamiya, les Nassérites, les baasistes et autres. Pourquoi ces partis là ne sont-ils pas conviés à discuter de la stratégie de la défense.
Certains ont voulu exploité au maximum l’assassinat du général Wissam Hassan pour attiser la division entre les sunnites et chiites du Liban. Ils ont voulu présenter que le plus grand officier sunnite au Liban a été tué par un chiite, pourquoi ?
Au niveau technique, il pourrait y avoir plusieurs hypothèses, mais pourquoi l’adoption d’une seule hypothèse : l’accusation du Hezbollah d’être derrière ce crime? Pourquoi écarter l’hypothèse d’Israël ? Certains même ont lancé juste après l’assassinat : Ne nous dites pas que c’est Israël qui l’a tué. Les chrétiens du 14 mars en particulier et certains et au sein du Futur poussent le Liban vers l’explosion entre sunnites et chiites.
Il est regrettable ce qui s’est passé à Saida. Saida restera la capitale de la résistance et la ville des grands martyrs. Il y a certains qui veulent prendre cette ville vers la division, pour l’intérêt de qui ? Chaque jour, il (Ahmad Al-Assir) invente une bataille et lance un slogan, alors les responsables de l’Etat sont presque absents.
Nous sommes dans une période très délicate qui nécessité beaucoup de conscience et de perception. Et il ne faut surtout pas se laisser attirer par l’incitation à la haine confessionnelle et aux rumeurs…Aujourd’hui plus que jamais : il faut se rassurer de chaque information. Il faut patienter et l’Etat doit assumer son rôle de protéger les gens.
S’agissant de la Syrie, je réitère la nécessité d’une solution politique pour mettre fin à la crise. Les Etats-Unis, par la voix de Clinton, ont appelé il y a quelques jours à élargir le CNS. Raison pour laquelle, ils ont emprisonné tous les opposants dans un hôtel à Doha pendant 7 jours et on fait comme le veut Clinton. Le plus dangereux dans tout cela, c’est que ces opposants refusent le dialogue et la solution politique. Cela veut dire que l’objectif principal de cette opposition est de poursuivre les combats et les meurtres.
A la fin, face à ce qui se passe au Liban, en Syrie, à Gaza, nous appelons à la vigilance et à plus de conscience, surtout dans cette période (de Fitna) qui nécessite de distinguer le bien du mal …
Source: almanar
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