Dans un communiqué, le procureur général a ajouté que les 23 condamnés avaient été laissés en liberté contre une caution de 200 dinars (527 dollars) et qu'ils pourraient interjeter appel contre ce jugement.
Les 28 médecins étaient poursuivis pour participation à des manifestations illégales lors de la contestation de février/mars 2011 ainsi que pour plusieurs délits et irrégularités (...), en violation des conventions et chartes internationales en matière de médecine, a-t-il indiqué.
Ils avaient comparu l'an dernier devant un tribunal d'exception sous le régime de l'état d'urgence, en vigueur pendant trois mois à Bahreïn après la répression de la contestation.
Leur affaire a été ensuite renvoyée devant le tribunal pénal.
Le 1er octobre, la Cour de cassation de Bahreïn a confirmé des peines de prison d'un mois à 5 ans pour neuf autres médecins et membres du personnel médical, faisant partie d'un groupe de 20 employés de l'hôpital public Salmaniya de Manama.
Ils étaient poursuivis pour soutien aux manifestants lors de la contestation. Ces employés avaient été condamnés par un tribunal spécial. Neuf ont été acquittés en appel et deux, qui sont en fuite, n'ont pas été rejugés.
Bahreïn est secoué depuis l'an dernier par un mouvement de contestation, animé par des chiites qui réclament une monarchie constitutionnelle dans ce petit royaume du Golfe à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.
Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), 80 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la révolte.
Le ministère bahreïni de l'Intérieur a affirmé pour sa part que 700 personnes avaient été blessées, parmi lesquelles des officiers de police.
En 2012, deux policiers et deux ressortissants asiatiques ont été tués, et 456 policiers blessés, dont 56 grièvement, dans des attaques terroristes, a déclaré mercredi le ministre de la Justice, cheikh Khaled Ben Ali Al-Khalifa, cité par l'agence officielle Bna.
Source: Romandie