Licenciée par sa mairie pour avoir refusé d'enlever son voile, c’est la mésaventure qu’à connue Leila, une assistante maternelle de 38 ans.
Employée de la Mairie de Limoges, Leila s’est vu être licenciée pour un seul motif : son voile.
Assistante maternelle auprès de la crèche des Portes Ferrées, exerçant la plupart du temps à domicile. Elle s’est vue notifié son licenciement, pour faute grave, en raison de son refus d’enlever son voile au travail.
Leila déclare « Je mets seulement le voile quand il y a des hommes qui viennent chez moi, ou quand je dois me rendre à la crèche ».
La mairie déclare pour sa défense « Nous l’avons reçue plusieurs fois, lui avons expliqué qu’elle risquait de perdre son travail et que lorsqu’on exerce dans un service public, on est astreint à un devoir de neutralité ».
Le 17 janvier dernier, un projet de loi a été voté au Sénat, imposant aux assistantes maternelles une obligation de "neutralité religieuse", « A défaut de stipulation contraire inscrite dans le contrat qui le lie au particulier employeur, l’assistant maternel est soumis à une obligation de neutralité en matière religieuse dans le cours de son activité d’accueil d’enfants. » (Article L. 2324-1, alinéa II).
Agréée en 2007 par le conseil général de la Haute-Vienne, cette Franco-Marocaine de 38 ans avait récenmment décidé de porter le voile juste avant son retour de congé maternité. Si elle juge le motif du licenciement pour faute grave « injuste », elle se dit « assumer sa décision » et annonce qu'elle ne le contestera pas. Pourtant, « cette femme donnait entièrement satisfaction », a indiqué la municipalité.
Rappelons que le week-end dernier, le prix de la meilleure Nounou de l’année a été attribué à Isabelle Catiau, une femme voilée.
Source: mooslym