Les protestations des musulmans à la capitale éthiopienne, Addis-Abeba et autres régions, ont repris vendredi après-midi sous le signe « 360 jours pour la liberté », pour demander au gouvernement de lever les restrictions à la liberté de culte et de libérer les oulémas musulmans arrêtés.
Des dizaines milliers de musulmans éthiopiens, se sont massés dans les mosquées d’Addis-Abeba et autres régions, pour exprimer leur refus de l’ingérence du gouvernement éthiopien dans leurs affaires religieuses, rapporte le site de d’al-jazeera.
Les manifestants ont demandé la libération d’intellectuels et d’Oulémas élus par les musulmans pour négocier avec le gouvernement dans un cadre légal. Les instances islamiques éthiopiennes déplorent que le gouvernement utilise « les lois anti-terroristes » pour placer les prêcheurs musulmans derrière les barreaux.
Par ailleurs, des organisations internationales de défense des droits de l’Homme, ont demandé au gouvernement éthiopien de libérer les détenus, de respecter les droits de l’Homme et la liberté de culte.
Un comité américain actif dans le domaine des libertés de culte a accusé le gouvernement éthiopien « d’infliger des restrictions à la minorité musulmane du pays, ce qui conduit à l’instabilité et à la recrudescence de la violence dans la région ».
Les musulmans éthiopiens qui représentent le 1/3 des habitants, accusent le gouvernement d’immixtion dans les affaires du conseil supérieur des affaires musulmanes en Ethiopie, la plus haute instance musulmane dans le pays. Des milliers de musulmans ont organisé des sit-in dans les mosquées et des mouvements de contestations dans les rues à Addis-Abeba, à un rythme hebdomadaire, tout au long de l’année écoulée.
Selon les statistiques officielles, les chrétiens représentent 63 % des habitants d’Ethiopie, et les musulmans 34% des habitants. L’écrasante majorité des musulmans d’Ethiopie suivent le courant soufi modéré.
Source: islametinfo