Une nouvelle qui tombe juste quand les autorités confirment que les prêts du Fonds monétaire international (FMI) ne sont pas conditionnés à l’élection de la chambre des représentants.
“Le projet des ‘sukûks islamiques’ sera tout prochainement revisé et ratifié avec le consentement de toutes les parties, y compris l'Académie des recherches islamiques d'Al-Azhar”, a déclaré le ministre des Finances, Al-Morsi Hegazy.
Et d'ajouter que le programme de réforme sera exécuté à travers une entente sociétale, même s'il y aurait de petites modifications. Il a aussi assuré que ce programme tiendra compte du contexte social pour ne pas nuire aux catégories à revenu limité.
Pour sa part, le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Achraf Al-Arabi, a déclaré que l'accord des prêts avec le FMI n’est pas conditionné à l’élection de la nouvelle chambre des représentants, et par conséquent, l'accord ne sera pas reporté jusqu’à l’après Législatives. “L'accord avec le FMI aura lieu dans les plus brefs délais”, a-t-il réaffirmé indiquant qu'une mission du Fonds monétaire international sera dans nos murs dans quelques semaines.
Le ministre a par ailleurs signalé que l'Egypte fait face à un déficit financier s'élevant à 14 milliards de dollars. Et de rappeler que le prêt du FMI se chiffre à 4,8 milliards de dollars, outre 2 milliards de dollars de la Banque mondiale et un milliard de dollars de la Banque africaine de Développement (BAD).
Dans la foulée, le président de la banque Al-Ahly, Tarek Amer, a présenté sa démission.
D’autre part, le cheikh d’Al-Azhar, Dr Ahmad Al-Tayeb, avait déclaré que l’Académie des recherches islamiques ne pourrait pas laisser passer un projet de sukûk favorisant la privatisation et le délaissement des biens publics et des propriétés de l’État.
Lors de l’examen du projet des sukûks islamiques avec le chef de la commission Finances et Economie du Conseil consultatif (chambre haute du Parlement), le Grand Imam d’Al-Azhar a souligné que les actifs de l’État étaient une possession des seuls contribuables, ajoutant que “la protection de ces actifs” était le devoir de tous les Égyptiens. “Nous sommes du côté de tout projet qui contribue à la renaissance de la patrie, sert ses intérêts suprêmes, et ne contredit pas la Charia islamique”, a-t-il rappelé.
Source: leprogres