Bahreïn: reprise du dialogue national le 10 février (ministre)

12:56 - February 05, 2013
Code de l'info: 2491858
Manama(IQNA)- Le dialogue national destiné à sortir le royaume de Bahreïn de sa crise politique doit reprendre le 10 février à Manama, a annoncé lundi le ministre de la Justice, cheikh Khaled ben Ali Al-Khalifa.
L'annonce a été faite à la suite des rencontres du ministre avec d'une part les principaux mouvements de l'opposition, dont le puissant Wefaq chiite, et d'autre part les mouvements proches du pouvoir, selon l'agence officielle Bna.
Le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa avait appelé le 23 janvier les formations politiques à une nouvelle session du dialogue national. L'opposition dirigée par le Wefaq avait alors dit accueillir favorablement la reprise du dialogue, tout en demandant un "débat sérieux avec un accord sur ses participants, son calendrier et sa durée".
Dans un communiqué lundi soir, l'opposition n'a toutefois pas donné son accord pour participer au nouveau round de dialogue, indiquant avoir l'intention d'adresser une demande d'éclaircissement au ministre de la Justice avant de le faire.
En juillet 2011, un premier round de dialogue national avait été lancé mais l'opposition chiite s'en était retirée deux semaines plus tard, en affirmant qu'elle était "sous-représentée et marginalisée".
L'annonce de la reprise du dialogue intervient alors que l'opposition organise des manifestations quotidiennes devant culminer, le 14 février, avec le deuxième anniversaire du début du soulèvement dans le petit royaume du Golfe persique.
Des centaines de personnes ont ainsi manifesté sans incident lundi après-midi à l'appel de l'opposition chiite à Mouharraq, île à majorité sunnite de l'archipel. Un nouveau rassemblement est prévu mardi.
L'opposition réclame des réformes politiques dont la désignation du chef du gouvernement parmi les membres de la majorité parlementaire. Elle réclame le départ du Premier ministre, cheikh Khalifa ben Salmane Al-Khalifa, oncle du roi, qui est en poste depuis plus de 40 ans.
Petit royaume du Golfe dirigé par la monarchie sunnite des Al-Khalifa, Bahreïn est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par des chiites, majoritaires au sein de la population.
Malgré la répression meurtrière de la révolte entre la mi-février à la mi-mars 2011, des rassemblements se tiennent encore régulièrement dans les villages chiites autour de la capitale pour réclamer une monarchie constitutionnelle.
Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 80 personnes ont été tuées depuis le début de la contestation.
Source: lorientlejour
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