Réconciliation inter-palestinienne, rêve ou réalité?
IRIB- "Les récentes déclarations de Saeb Erakat à propos de l’accord sur la réconciliation inter-palestinienne témoignent de la poursuite des pressions américano-israéliennes sur l’Autorité autonome de la Palestine", a déclaré le porte-parole du Hamas.Saeb Erakat reste le négociateur en chef des Palestiniens aux pourparlers avec le régime sioniste, au cours de ces deux dernières décennies. Les Etats-Unis et le régime sioniste, en bloquant les aides financières à l’Autorité autonome de la Palestine et en subordonnant toute aide à la non-réalisation de la réconciliation inter-palestinienne, exercent des pressions sur l’Autorité autonome de la Palestine, ont déclaré les autorités palestiniennes aux leaders du Hamas. Le Hamas a essayé, notamment ces deux dernières années, de réconcilier, après 7 ans, Gaza et la Cisjordanie, via la réalisation de la réconciliation inter-palestinienne et la formation d’un gouvernement d’Union nationale, mais ses efforts ont échoué avec les sabotages des Etats-Unis. Cette fois-ci, les autorités américaines ont annoncé à Mahmoud Abbas qu’il faut suspendre la réalisation de la réconciliation inter-palestinienne jusqu’à ce que les efforts du nouveau secrétaire du département d’Etat américain, John Kerry, pour la reprise des négociations entre la Palestine et Israël, portent leurs fruits. A l’opposé, Sami Abou Zahri a demandé au Président de l’Autorité autonome de la Palestine, Mahmoud Abbas, de ne pas céder aux pressions américano-sionistes et d’y faire face. L’attitude des Etats-Unis vis-à-vis des Palestiniens est considérée, par les experts, comme la grande escroquerie du XXIe siècle, car, à chaque fois que l’accord des groupes palestiniens est sur le point d’être finalisé, ils y dressent un obstacle. Les Etats-Unis, en effet, se servent comme d’un prétexte, l’avancement du processus appelé «les négociations de paix, au Moyen-Orient». Ces négociations ont débuté, il y a 22 ans, en 1991, pour rendre les territoires occupés à leurs propriétaires, en vertu du principe "paix contre terre" et pour que la paix et la quiétude retournent dans la région. Et ce, alors que ces négociations sont, depuis des années, enregistrées, dans les annales de l’histoire et qu’on s’en souvient, aujourd’hui, comme des négociations mortes. Au début des années 1990, les Etats-Unis avaient promis, en jouant le rôle d’intermédiaire, qu’Israël se retirerait des territoires occupés et préparerait le terrain à la formation d’un Etat palestinien indépendant, avant 2000.Cette promesse avait été faite, sous Bush père, aux Palestiniens, pour les inciter à engager les premières négociations de l’histoire de la Palestine, depuis son occupation. 22 ans se sont écoulés, mais ces négociations en dents de scie montrent qu’il y a des objectifs, en coulisses, dont celui de tuer le temps et de profiter des occasions, pour poursuivre la colonisation et la destruction de Gaza, par les Sionistes. Après une politique consistant à semer la discorde entre Gaza et la Cisjordanie, les Etats-Unis, en faisant pression sur l’Autorité autonome de la Palestine, entravent la réalisation de la réconciliation inter-palestinienne, et la raison de ces agissements diplomatiques est, maintenant, claire pour toute le monde. En effet, en cas de la réalisation de la réconciliation inter-palestinienne, le gouvernement provisoire de réconciliation nationale pourra organiser la tenue de deux élections parlementaires et présidentielle, se traduisant, concrètement par la réconciliation de Gaza et de la Cisjordanie, avec à la clé, l’unité des Palestiniens, face à l’occupation sioniste, et la participation unanime, auprès des instances internationales, pour restaurer les droits du peuple palestinien, après 6 décennies d’occupation de la Palestine. Dans de telles conditions, le Hamas attend la réaction des autorités de l’Autorité autonome de la Palestine, pour saisir le temps qui lui reste pour mettre les Etats-Unis et Israël devant un accord, qui ouvrira la voie aux Palestiniens, pour obtenir leurs droits, au sein des instances internationales.
Source : Irib